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Le lanceur aéroporté Launcher One rate son vol inaugural
Le lanceur aéroporté Launcher One rate son vol inaugural
© Virgin Orbit

| Pierre-François Mouriaux

Le lanceur aéroporté Launcher One rate son vol inaugural

Le système de lancement économique vers l’orbite SSO de la filiale de Virgin a été victime d’une avarie le 25 mai, alors qu’il venait d’allumer son premier étage. L’équipe se focalise déjà sur la prochaine tentative.

Défaillance après quelques secondes de vol

Attendue depuis 2017, la première tentative de lancement orbital à l’aide du système aéroporté Launcher One de Virgin Orbit a finalement eu lieu le 25 mai (après un report de 24 heures lié à un problème de capteur), avec une charge utile factice.

Piloté par Kelly Latimer, le B747-400 « Cosmic Girl » porteur a bien décollé à 18 h 56 UTC depuis le port spatial de Mojave, en Californie, et a largué l’engin de 21,3 m de long (l’équivalent du Pegasus de Northrop Grumman) au sud-ouest de Los Angeles, vers 19 h 50.

Le premier des deux étages kérosène/oxygène liquide s’est correctement allumé, mais n’a fonctionné que « quelques » secondes.

Virgin Orbit espérait effectuer une ou deux missions du Launcher One d’ici la fin de l’année pour effectuer des lancements de satellites de moins de 300 kg vers une orbite héliosynchrone haute de 500 km (pour un coût unitaire de 10 à 12 M$), puis doubler sa capacité en 2021 et 2022.

 

L’orbite est difficile

Malgré la déception, les équipes attendaient, visiblement dans la bonne humeur, les données enregistrées avant l’échec pour les analyser puis préparer la prochaine tentative de lancement

« Notre équipe a effectué ses opérations de pré-lancement et de vol avec une incroyable compétence, a déclaré Dan Hart, le président de Virgin Orbit. Les vols d'essai sont instrumentés pour produire des données et nous en avons maintenant un trésor... Nous avons fait un grand pas en avant aujourd'hui. »

« Je vais me coucher ce soir plus intelligemment que lorsque je me suis réveillé, a pour sa part commenté William Pomerantz, le vice-président de Virgin Orbit, sur son compte Twitter. J'en suis reconnaissant et fier de l'équipe. Aujourd'hui, nous avons abordé le plus gros risque technique du programme. Il y a encore beaucoup à apprendre, mais c'est énorme !!! »

« Désolé d'entendre ça, a encouragé Elon Musk, le fondateur de SpaceX. L'orbite est difficile. Cela nous a pris quatre tentatives avec Falcon 1 ».

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jean | 27/05/2020 12:39

A lire ces commentaires du président et vice président de Virgin Orbit, ils n'ont pas l'air plus futé que leur président des USA. La Nasa autrement plus compétente a essuyé des échecs, pas étonnant que cela arrive à ces les business-man.

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