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Défense
L'Armée de l'Air optimise ses forces spéciales
L'Armée de l'Air optimise ses forces spéciales
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| Jean-Marc Tanguy

L'Armée de l'Air optimise ses forces spéciales

Dernière armée à ne pas avoir structuré ses forces spéciales dans un commandement dédié, l'Armée de l'Air va concentrer ses unités et son bureau dans une brigade dédiée.

Fusiliers commandos de l'air

L’Armée de l’Air va concentrer ses quatre unités de référence et son bureau des forces spéciales air (BFSA) dans une brigade dédiée, placée sous la coupe de l’actuelle brigade aérienne des forces de sécurité et d’intervention, commandée par le général Laurent Boïté.
Cette BAFSI compte actuellement les fusiliers commandos de l’air, les trois commandos parachutistes de l’air (dont les deux confiés au COS, les CPA 10 et CPA 30), le centre air de saut en vol (CASV) et les pompiers de l’air, dont leur centre de référence sur le NRBC, à Cazaux, qui a bien servi durant le covid-19. La BAFSI dispose donc déjà de la moitié des 800 et quelques opérateurs des forces spéciales air.
 

Escadrons Pyrénées et Poitou

La nouvelle entité accueillera aussi l’escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées et l’escadron de transport 3/61 Poitou. La mise sur orbite du nouvel ensemble devrait intervenir à l’automne, à temps pour la Saint-Michel. Des redécoupages et des finalisations ne sont pas à exclure d’ici là. Cette évolution majeure aura consommé des mois d’effort, pour savoir quelle était la bonne méthode, et le bon résultat. La question s’est posée par exemple de savoir si le commandement de la défense aérienne (CDAOA) devait en détenir le pilotage, ou si les forces spéciales devaient rester au commandement des forces aériennes (CFA), choix apparemment retenu.
Le commandant des Forces Aériennes, le général Matthieu Pélissier s’était déplacé en personne, à Orléans, début mai, pour une présentation du sujet. La décision formelle d’organisation a été prise la semaine dernière.
 

Fonctionnement simplifié

Cette structuration ne règle pas d’un coup tous les problèmes des forces spéciales, mais permet au moins de limiter le nombre d’interlocuteurs pour leur fonctionnement quotidien, qui devrait s’en retrouver enfin simplifié et donc, optimisé, comparé aux lourdeurs actuelles. En outre, elle permet désormais de bien visualiser que les forces spéciales Air ont l’intégralité des moyens nécessaires à une opération autonome, au-dessus des terres en tout cas. Les appuis 3D que sont les chasseurs, drones armées et avions légers de surveillance sont aussi à proximité.
 

Carences incompréhensibles

Pour autant, les forces spéciales Air sont, par contre, confrontées à des problèmes criants de matériels notamment au Poitou, ainsi que de recrutement, des carences incompréhensibles alors que les forces spéciales représentent la pointe de diamant de l’Armée de l’Air. Après une période complexe, les CPA ont retrouvé des flux intéressants de recrutement, mais les unités navigantes rencontrent plus de problèmes : une variable à rapidement faire évoluer, alors que des aéronefs supplémentaires doivent théoriquement se rendre disponibles à moyen terme.

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Molard | 07/07/2020 13:05

Article très juste, hélas. Le général Denis Mercier, alors CEMAA, avait pressenti le problème de motivation des personnels du Poitou et avait recruté deux pilotes de combat de Nancy, chefs de patrouille sur 2000D, pour être affectés au Poitou afin de rehausser le sens tactique et opérationnel de cette unité d'élite. C'était une excellente idée mais, dès que Mercier est parti pour l’OTAN, son successeur n’avait pas la même vision et à laissé ces deux brillants pilotes de chasse être noyés dans le monde des transporteurs « ordinaires ». Très loin de ce qu’ils espéraient pouvoir apporter au Poitou, ils ont très vite été démotivés: le premier a demandé son retour dans la chasse tandis que le second a démissionné de l’armée de l’air! Quel gâchis dont seule l’armée de l’air est responsable!

Sylvain Marque | 11/07/2020 13:04

Quel gâchis ! 2 brillants chasseurs perdus par la médiocrité des transporteurs ... j’en pleure ... de rire 😂

SugarLemonYupioca | 28/07/2020 07:49

Le second a décidé de quitter l'armée ? Il me semblait qu'il était pressenti pour se rendre au commandement de la 62 ?

Mazout | 07/07/2020 14:43

Il n'y a que l'arrogance d'un brillant chasseur pour se permettre d'imaginer venir réhausser le niveau tactique et opérationnel des transporteurs de l ombre... Un comble quand on sait que l'humilité et la discrétion sont les clés du succès au sein des forces spéciales.

Bernard Molard | 07/07/2020 20:37

Monsieur le Mazout de l’ombre, Si vous voulez rester dans l’ombre, évitez de vous exposer pour écrire vos états d'âme. Les faits que je décris peuvent ne pas vous plaire mais ils sont authentiques et vérifiables. Le Poitou est une grande unité de l’armée de l’air et, depuis les années 1970, j’ai eu la chance de connaître des brillants équipages et commandants d’unité.

Ben | 07/07/2020 22:26

Mr Molard, Mazout sait de quoi il parle qd il évoque ce sujet. Ce n’est visiblement pas votre cas. Mazout a effectué bien des missions ds l’ombre et c’était un honneur autant qu’un plaisir d’être guidé par sa rigueur et son talent. Et bien qu’ils aient des qualités et des choses à nous apporter c’est indéniable, nous n’avons aucunement besoin des chasseurs pour réhausser notre niveau ☺️

Sylvain Marque | 11/07/2020 13:02

🙏👍

patrico delmondo | 07/07/2020 17:22

Waouhh ! J en reviens pas , quand je lis votre article bien travaillé, qui au final me fait apparaître et comprendre qu en 2020 notre belle armée de l Air ! a des lacunes dans les organisations ! Qui ce pose encore des questions de qui fait quoi ! Du nombre d interlocuteurs ! de lenteurs , de carences incompréhensible ! Alors là je suis assis ! Mais bien au sol.

Etiennelifrane | 08/07/2020 04:07

Cet avec beaucoup de joie que je vous écris pour ma candidature pour integre. Les force armée Don je suis haïtien merci

Letoub | 08/07/2020 07:41

Merci pour votre commentaire partial et parcellaire, j'ai beaucoup ri ! Tout de même, opposer de "brillants pilotes de chasse" aux "transporteurs ordinaires" fallait oser ..Heureusement j'ai des amis pilotes de chasse beaucoup plus humbles que vous .Bizarrement le Poitou s'est fait et a évolué en escadron d'élite sans l'aide des chasseurs, incroyable ,non ? Encore une fois merci pour le moment 🤣

Helios | 09/07/2020 11:15

Messieurs qui vous cachez lâchement derrière vos pseudos, vous février relire le post de Molard. Ce n’est pas lui qui parlait mais il ne faisait que citer le CEMAA! Trop facile de vous cacher! Molard, lui assume! Bravo!

Chasseur | 08/07/2020 14:14

Vous ne vendriez pas des cagettes de légumes par hasard ? Je cherche à être livré...

patrico delmondo | 08/07/2020 21:47

Livraison des cagettes par drones Parrot cela vous va j espère !

Roland de UBEDA | 10/07/2020 16:04

Alors qu'une bonne nouvelle arrive (enfin...), je trouve que les commentaires ci dessous ne sont pas au niveau de l’événement, la création d'une brigade des Forces Spéciales Air et reste au niveau d'une lutte fratricide entra aviateurs, cela réjouit certainement les autres Armées mais pas le COS. Pour avoir été le premier chef du BFS, et n'étant pas un transporteur ordinaire ni i un soi disant chasseur brillant, je peux confirmer que la création de cette brigade a été un combat en interne armée de l'Air depuis au moins 2005. Quant à la personne qui souhaite être livrer en légumes je lui propose de me contacter sur mon email: roldeubeda@gmail.com. Je pourrai lui expliquer ce qu'est le combat (pas à 15000 Feet) et à 10 nautiques d'un objectif.

c130h | 12/07/2020 09:12

Mecano sol en 1973 dans la chasse puis mecanav , j ai passé ma vie à assister aux combats de coqs . L'interet général étant toujours secondaire, que se soit dans l'une ou l'autre des composantes

Julien | 25/07/2020 13:51

merci DeUb pour ce commentaire avisé, il y aurait tellement de choses à remettre à niveau et en phase avec la réalité dans notre organisation ... on affecte aussi de brillants chasseurs sur drone pour rehausser le niveau ...

Yves GENTY | 28/07/2020 00:38

Tu as raison Roland, c'est une grande victoire et le combat remonte à avant 98 date du transfert de L'ESH de l'Alpilles au Pyrénées que je commandais avec des équipages qui ne savaient pas à qui obéir, au COS comme leurs camarades de l'ALAT déjà constitués en BFS ou au CFAP simple organique. J'ai lutté contre les appetances du COS dans mon rôle de Cdt organique, y compris à Kumanovo ou les 3/4 De L'EH faisait de la CSAR pour nos camarades chasseurs en volant sous JVN a 150ft et l'autre quart au profit du COS dans des conditions minimalistes que tu as connues egalement. Nous avions des transfuges de la chasse et c'était un bonheur de partager nos savoir faire surtout parce qu'ils avaient choisi de venir parmi nous et s'étaient rapidement aperçu que le tactique dans le CFAP n'était pas un métier de danseuse. Donc oui c'est une grande victoire la création d'un regroupement des entités Air sous la même bannière et sans guerre de chapelles mais la c'est pas gagné visiblement

GE DU COTAM | 26/07/2020 14:10

J'ai connu ces deux chasseurs envoyés au Poitou.Le premier, un commandant avait très mal vécu sa mutation et avait conservé son regard hautain de chasseur envers les gens du Poitou et comme beaucoup de chasseur il avait du mal à comprendre et accepter cette fraternité de transporteurs qui soude les hommes et les femmes qu'ils soient PN ou PNN. Le second, un capitaine ( passé par les arpètes ) était plus conciliant et avait compris qu'il n'y avait pas que la chasse dans l'armée de l’air. Qu’espèraient t'ils apporter au Poitou??? Leur arrogance de chasseur??? Comme le dit DeUb, c'est sur qu'il est plus facile de balancer une GBU à 10 kilomètres de son objectif depuis 15000 pieds que de se poser sur une piste sommaire de 1000 mètres, de nuit sous JVN en zone hostile.

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