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L’Agence spatiale européenne demande à ArianeGroup une étude lunaire © ESA

| Pierre-François Mouriaux

L’Agence spatiale européenne demande à ArianeGroup une étude lunaire

André-Hubert Roussel, le nouveau président exécutif d’ArianeGroup, a terminé sa première rencontre avec la presse le 21 janvier en dévoilant un contrat inédit avec l’Agence spatiale européenne.

En cette année célébrant les cinquante ans des premiers pas sur la Lune et en ce jour d’éclipse de Lune (la dernière avant 2022), ArianeGroup a annoncé la signature d’un premier contrat avec l’Agence spatiale européenne pour l’étude préliminaire d’une mission capable de déposer, d’ici 2025, un atterrisseur automatique sur la Lune.

L’objectif de cette mission serait « l’exploitation du régolite, un minerai duquel il est possible d’extraire eau et oxygène, permettant ainsi d’envisager une présence humaine autonome sur la Lune ; et aussi de produire le carburant névcessaire à des missions d’exploration plus lointaine. » Sans oublier que "la Lune regorge par exemple d'Helium 3 indispensable aux technologies de fusion thermonucléaire", soulignaient de leur côté les deux députés auteurs du rapport sur la défense spatiale.

"S'il est probable que, dans un premier temps, ces ressources soient d'abord exploitées depuis l'espace pour alimenter des satellites et des véhicules spatiaux, leur retour sur Terre viendra tôt ou tard. De ce point de vue, il est indispensable que la France ne se mette pas en retard, l'accès aux ressources étant sur Terre comme dans l'espace un enjeu de puissance économique mais aussi rapidement, pour leur sécurisation, de puissance militaire", ajoute le rapport des deux parlementaires.

Consortium 100 % européen.

ArianeGroup dirigerait un consortium « innovant et exclusivement européen », qui comporte Arianespace (qui fournirait un lanceur Ariane 6 – version 64 –, capable d’expédier 8,5 t vers l’orbite cislunaire), la startup allemande PTScientist (qui fournirait l’atterrisseur), et la PME belge Space Application Services (qui fournirait « le segment sol, les équipements de communication et les opérations de services associées »).

Il s’agit d’une phase AB, destinée à estimer la faisabilité d’un tel projet et d’estimer son coût, sans calendrier précis.

« Cette étude démontre l’intérêt renouvelé pour la Lune, a déclaré André-Hubert Roussel, président exécutif d’ArianeGroup en poste depuis le 1er janvier. Je suis particulièrement fier de voir que Europe ne reste pas absente de cette ambition, et prépare les technologies nécessaires pour rester une puissance de premier rang. »

 

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