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Les Dossiers d'Air&Cosmos
« LA PROCHAINE LPM SERA DÉCISIVE POUR NOTRE COMPOSANTE » © Air&Cosmos

| BOQUET Justine

« LA PROCHAINE LPM SERA DÉCISIVE POUR NOTRE COMPOSANTE »

A L'OCCASION D'UN SÉMINAIRE TENU À ORANGE ET CONSACRÉ À L'AVENIR DE LA FLOTTE D'HÉLICOPTÈRES DE L'ARMÉE DE L'AIR, AIR & COSMOS S'EST ENTRETENU AVEC LE GÉNÉRAL OLIVIER FABRE, COMMANDANT DE LA BRIGADE AÉRIENNE D'APPUI ET DE PROJECTION DU COMMANDEMENT DES FORCES AÉRIENNES. SI LE PARC EST VIEILLISSANT, DES MESURES SONT PRISES AFIN DE PERMETTRE AUX ARMÉES DE CONSERVER LEURS MOYENS D'ACTION.

Aujourd’hui, quel est l’état de la flotte d’hélicoptères de l’armée de l’Air ? Quel est l’âge des différentes voilures tournantes employées ?
 

Une flotte disparate. 

L’armée de l’Air dispose aujourd’hui d’une flotte d’hélicoptères ramassée et plutôt âgée, dont nous essayons de tirer le maximum grâce à un personnel qui s’investit et à la recherche de la rentabilité opérationnelle. Une stratégie que nous appelons communément « the best value for money». L’ambition est d’essayer d’être rentable et de produire un maximum d’effets opérationnels avec des ressources limitées.

Pour cela, nous avons donc développé la polyvalence de nos équipages afin qu’ils soient employables pour un large spectre de missions, tout en conservant un haut niveau de performance dans chaque domaine de compétences. Prenons l’exemple des Caracal, basés à Cazaux. Ils peuvent ainsi mener des missions de sauvetage maritime en conditions extrêmes, participer aux Opex (opérations extérieures) au profit du COS (commandement des opérations spéciales) ou à des exercices du haut de spectre interalliés, en tant que chef de mission, et ce tout en continuant d’innover et de développer de nouvelles expertises et savoir-faire, tels que le ravitaillement en vol. Et cela en répondant en parallèle à des impératifs divers, tels que les expérimentations, les opérations de soutien aux exportations et la formation des jeunes.

 

Garantir la polyvalence. 

In fine l’ambition est de pouvoir conduire un large spectre de missions et pour cela nous pouvons nous appuyer sur notre polyvalence. Il s’agit d’une caractéristique ancienne des hélicoptères de l’armée de l’Air, que nous retrouvons dans notre devise : « Combattre et sauver. » Sur le territoire métropolitain, 24 heures sur 24 et 365 jours par an, où nous sommes en alerte et prêts à agir pour nos concitoyens. Ainsi une dizaine d’appareils est engagée en permanence. Mais également l'outre-mer, avec les missions de sauvetage et d’aéromobilité comme en Nouvelle-Calédonie, ou en Guyane, où nous réalisons des missions de lutte contre l’orpaillage illégal et de protection du centre spatial. Pour bon nombre de ces missions, le Fennec s’avère être un véritable couteau suisse, capable de mener des missions d’appui feu, de renseignement, de mobilité...

Cette polyvalence se traduit également en chiffres. Ainsi, en 2018, les hélicoptères de l’armée de l’Air ont réalisé 14 300 heures de vol dont un tiers était réalisé en opérations réelles. Il y avait 30 hélicoptères disponibles chaque jour, et les deux tiers étaient engagés en opération ou bien en alerte. Et ce sont finalement 158 personnes qui ont été secourues. Cette richesse fait notre fierté et nous sommes ravis d’avoir des personnels capables de tirer le meilleur de cette flotte.

Pour autant il ne faut pas masquer les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Il s’agit d’une flotte réduite, hétérogène, âgée et éparpillée aux quatre coins du monde. Cela représente un réel défi. Au fil des lois de programmation militaire (LPM) précédentes, notre parc s’est considérablement réduit. 

 

 

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