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La mission chinoise Tianwen 1 en route vers Mars
La mission chinoise Tianwen 1 en route vers Mars
© CNSA

| Pierre-François Mouriaux

La mission chinoise Tianwen 1 en route vers Mars

Quatre jours après les Emirats Arabes Unis et en attendant les Etats-Unis le 30 juillet, la Chine a lancé une mission à destination de la planète rouge. Une première particulièrement ambitieuse.

Décollage parfait

Ce matin à 4 h 41 UTC a démarré la première mission chinoise à destination de Mars, Tianwen 1 (« Questions au ciel », en chinois).

Le décollage a été effectué à l’aide d’un lanceur lourd Longue Marche 5, mis en œuvre pour la cinquième fois depuis novembre 2016 à partir de la base de Wenchang, sur l’île de Hainan, à l’extrême sud du pays.

Le lancement était visible depuis les plages touristiques voisines et a été retransmis en direct sur les réseaux sociaux, en particulier Weibo.

L’injection sur orbite martienne est intervenue après 37 minutes de vol.

C’était le quinzième lancement orbital chinois réussi de l’année.

C’était également le deuxième vol en 2020 du Longue Marche 5, dont la prochaine tâche cet automne sera d’expédier vers la Lune la mission de retour d’échantillons Chang’e 5.

 

Plus de 4,9 tonnes vers Mars

La Chine n’avait encore jamais tenté seule une mission vers la planète Mars.

Sa petite sonde de 110 kg Yinghuo, embarquée en novembre 2011 comme sous-satellite de la mission russe Phobos-Grunt, n’avait pas pu être placée sur l'orbite de transit, et avait fini au fond du Pacifique sud en janvier suivant.

Avec Tianwen 1, l’objectif est extrêmement ambitieux : expédier à la fois un orbiteur, un atterrisseur, et un robot mobile, soit une masse totale de plus de 4,9 tonnes, l’une des plus imposantes jamais expédiées vers Mars !

Au total, 13 instruments scientifiques sont embarqués, dont certains ont été conçus avec des partenaires internationaux.

 

Sept mois de voyage

La mise sur orbite polaire autour de Mars est prévue pour février 2021, la descente atmosphérique de l’atterrisseur et de son robot n’intervenant que deux mois plus tard, après analyse du site retenu.

La mission nominale de l’orbiteur est de deux ans, et celle du robot mobile de 90 jours martiens.

 

Retrouvez demain vendredi 24 juillet notre article sur les trois sondes martiennes de l’été, à paraître dans Air & Cosmos n°2699.

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