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Défense
Hypersonique: Pékin investit dans la R&D
Hypersonique: Pékin investit dans la R&D

| Baptiste Guillou 241 mots

Hypersonique: Pékin investit dans la R&D

Avec sa nouvelle soufflerie JF-22, Pékin cherche à creuser encore l'écart

JF-22

Annoncée depuis 2018 par voie de presse, la Chine avec l’Académie des Sciences (ASC) serait sur le point de mettre en service sa nouvelle soufflerie JF-22. Située dans le district d’Huairou, cette soufflerie serait capable de simuler des vols allant jusqu’à 10 kilomètres par seconde, soit 30 fois la vitesse du son. Pour se rendre compte de l’énergie dégagée, à puissance maximale, la JF-22 produirait 15 gigawatts, soit 70% de la puissance générée par le barrage des Trois Gorges.

Caractéristiques 

Mesurant 265 mètres de long, ce « wind tunnel » sera utilisé pour la conception des nouveaux vecteurs supersoniques et hypersoniques. Contrairement à la LENS II américaine et ses 30 millisecondes, il offrira une durée d’exploitation de 130 millisecondes par test, largement suffisant pour acquérir les données nécessaires. Au lieu d’utiliser des compresseurs mécaniques, la JF-22 utilise les explosions chimiques pour générer un flux d’air à grande vitesse.

Une décennie d'avance ?

Avec cette nouvelle installation, Pékin cherche à obtenir une dizaine d’années d’avance dans ce domaine sur ses concurrents occidentaux. En effet, cette technologie couplée à la soufflerie JF-12 plus ancienne donnera un avantage déterminant dans l’utilisation et la conception des vecteurs hypersoniques. Si les chercheurs ont mis en avant les projets civils, le JF-22 devrait prioritairement être destiné aux applications militaires. De son côté, la France n’est pas en reste puisque le CNRS exploite à Orléans la soufflerie MARHv (Mach Adaptable Raréfié Hypersonique) d’une capacité théorique allant jusqu’à Mach 21.

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