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Industrie
Heratec : pas si facile de recruter © Heratec

| Murielle Wolski

Heratec : pas si facile de recruter

Anciennement Dubouchet, Heratec, filiale du groupe Vachez, a décidé de se développer dans le secteur aéronautique. Avec des recrutements à la clef. Enfin, Bruno Mantout aimerait bien le faire.

« Oh que oui » ! La réponse de Bruno Mantout, directeur associé d’Heratec, située à Saint-Just-Saint-Rambert (44), fuse. Un cri qui sort du cœur. Sans hésitation aucune. Un cri bien affirmé. « C’est infernal… les difficultés que l’on peut rencontrer pour recruter actuellement, témoigne-t-il. On paie aujourd’hui des décennies de dévalorisation du travail manuel. Une lapalissade, mais une réalité qui est de nature à brider notre progression. Or on a des postes à pourvoir. »

 

Très petite entreprise (TPE), avec 22 salariés à la clé, Heratec voit croître ses effectifs de 10%, tous les ans. Et le mouvement va s’accentuer avec la stratégie de développement mise en place depuis quatre à cinq ans. « On espère quintupler le chiffre d’affaires dans les sept ans à venir. ». Croissance interne ? Externe ? Ou un mixte des deux… tout n’est pas encore arrêté. Ce qui est sur : Heratec jouera la carte régionale. Son ambition : gagner des parts de marché dans l’Hexagone, pas à l’international. Trop compliqué.

Croissance interne ou externe ? Cela ne change en rien la problématique du recrutement à laquelle doit faire face Bruno Mantout. « Le marché de la pièce unitaire fonctionne à la commande, avec des cycles courts. Le délai moyen de production est de six semaines. Mieux, la grande majorité de nos commandes se concentre sur trois à quatre semaines de délai. Les recrutements qui s’allongent –parfois six à huit mois-, entament la nécessaire souplesse pour répondre au marché. » Les profils recherchés ? Des titulaires d’un brevet de technicien supérieur (BTS) conception de produits industriels ou conception des processus de réalisation de produits, option production unitaire ou bien encore un diplôme universitaire de technologie (DUT) génie mécanique et productique (GMP). Les diplômés d’une licence professionnelle –à bac+3 donc- ont la cote : « leur niveau de réflexion et leurs compétences sont largement au-dessus ». En outillage ou mécanique, mais pas seulement. La certification EN 9100 décrochée l’an passé ouvre de nouvelles perspectives dans le domaine de la thermoplastique.

 

Groupe Vachez Heratec A320neo Airbus EasyJet ENVIRONNEMENT

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francis bouet | 03/07/2019 09:25

On paie aujourd’hui des décennies de dévalorisation du travail manuel. exact qui veut se former pour être considérer comme une "ressource" être précarisé, quand on délocalise on délocalise aussi le savoir faire

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