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Défense
Espionnage industriel: Les Etats-Unis aussi ...
Espionnage industriel: Les Etats-Unis aussi ...

| Richard Whiteley

Espionnage industriel: Les Etats-Unis aussi ...

Les Etats-Unis auraient rapatrié pour expertise un système sol-air russe Pantsir neutralisé par les turcs en Libye

Butin de guerre 

Le 18 juin 2020, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent la capture d’un système de défense anti-aérien Russe Pantsir S1/SA-22 « Greyhound » sur châssis 8 × 8 MAN SX45. Cette prise de guerre fut effectuée par les hommes du GNA (Government of National Accord) de Fayez el-Sarraj  et des mercenaires turcs, opposés au maréchal Haftar, commandant l’ANL (Armée Nationale Libyenne) basé à Tobrouk. Selon le gouvernement libyen, ce système de combat capturé sur la base d’Al Watiya aurait été mis en œuvre par les mercenaires du groupe Wagner, puis abandonné face à l’avancée du GNA épaulé par les drones turcs Bayraktar TB2. Certes endommagé par les violents combats, ce SA-22 n’en reste pas moins une source de renseignements extrêmement précieuse. Sa dernière apparition publique remonte au 20 juin 2020 ou il fut exhibé sur un porte-char lors d’une parade militaire à Tripoli.

Reverse Engineering 

Selon les informations du quotidien britannique « The Times », un C-17A Globemaster III a été aperçu sur la base aérienne de Zuwarah embarquant le Pantsir en direction de la base de Ramstein en Allemagne. Malgré les démentis de la porte-parole du Pentagone, ces méthodes sont classiques et plusieurs précédents sont désormais bien documentés. Ainsi profitant de la brouille entre Le Caire et Moscou, le Pentagone avait acheté au gouvernement Sadate 4 Mig-23.  Après la retraite des forces libyennes au Tchad, un Mi-25 « Hind » fût capturé intact par les militaires français et réexpédié aux Etats-Unis pour analyse lors de l’opération « Mount Hope III » en moins de 67 heures.

Propagande ? 

Si de nombreuses vidéos montrent le Pantsir-S1 en mauvaise posture face aux drones turques en Libye , faisant de lui une cible facile, ce système n'en reste pas moins un redoutable dispositif. Dotés de 12 missiles 56E6 d’une portée de 20 kilomètres jusqu'à 15 000 mètres d’altitudes, d’une paire de canons monotubes 2A38M de 30mm d’une distance d’engagement de 200 à 4000 mètres pour une altitude de 0 à 300 mètres. Ces armements sont couplés au radar 1RS1‑1 à antenne active permettant une détection à 35 kilomètres et au radar 1 RS2 à antenne plane permettant un engagement jusqu’à 20 kilomètres. Le « Greyhound » est une arme puissante et dissuasive obligeant les aéronefs à le contourner. Ce système SHORAD (Short Range Air Defence) est aujourd’hui en service dans plus de 13 pays. Une nouvelle version S1M à la portée décuplée, et dotée de mini SAM anti-drones ZOUR a été déployée en Syrie et présentée au dernier salon russe Army 2020. Vous en retrouverez tous les détails dans le numéro 2704 d'Air&Cosmos.

 

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Max | 17/02/2021 16:14

Erdogan a fait de la " lèche " au prés des USA... La Taquiya à encore de beau reste !

Carloman | 20/02/2021 06:15

"les États-Unis aussi..." bien entendu ! Nos "amis" se servent de ces relais aussi bien que de leurs reseaux divers... Ils l'ont toujours fait, et ne sont pas à la traîne. Npus pareillement. Pas de honte là-dedans...

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