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Défense
Défense : quelles urgences industrielles pour quelles urgences opérationnelles ?
Défense : quelles urgences industrielles pour quelles urgences opérationnelles ?
© MBDA

| Jean-Marc Tanguy

Défense : quelles urgences industrielles pour quelles urgences opérationnelles ?

Florence Parly, la ministre des Armées, est venue visiter le siège de MBDA. Avec une attention sur la remontée en puissance de l'entreprise qui travaille avec pas moins de 1 200 sociétés.

L'effet d'entraînement de MBDA

Après Nexter et l’AIA de Bordeaux, la ministre des Armées, Florence Parly, est venue visiter le siège de MBDA le 6 mai. Les rares fuites sur cette visite de quelques heures évoquent surtout une attention sur la remontée en puissance de l’entreprise, qui travaille avec pas moins de 1 200 sociétés françaises. Comme tous les maîtres d’oeuvre aéronautiques et de défense, MBDA a donc un puissant effet d’entraînement de l’activité, si l’État décidait de lui injecter des ressources budgétaires supplémentaires. L’effet démultiplicateur serait immédiat. Les besoins des armées, eux, sont nombreux en matière de missiles. A commencer par les stocks, étrillés (comme certaines commandes nationales) par les coupes budgétaires des années 2009-2015. Pour faire la guerre, il faut savoir durer, et les stocks ne le permettent pas forcément. Particulièrement dans la guerre navale, où les stocks sont extrêmement bas.
 

La Marine veut plus de munitions

Les difficultés rencontrées lors des premiers tirs de missiles de croisière naval (MdCN) en Syrie ont amené la Marine nationale à demander plus de munitions, afin de permettre aussi l’entraînement et la mécanisation du personnel dans les tirs réels. Les quantités obtenues depuis restent néanmoins plus qu’homéopathiques, et un plan de relance de l’économie, volet défense, ne pourrait pas faire… l’économie de commandes supplémentaires de MdCN, d’Exocet, qui sont des armes de puissance pour la Marine. Les stocks d’Aster sont aussi relativement bas alors que les ennemis probables de la France (Russie, Chine, Iran) disposent d’importants stocks de missiles antinavires. D’autres sociétés sont, comme MBDA, intéressées pour obtenir un volant de commandes rapidement. Comme Secamic, qui lorgne un contrat de modernisation d’hélicoptères des forces spéciales, mais l'administration étudie trois offres différentes. 
 

Forces Spéciales

Les mêmes forces spéciales s’intéressent aussi à un nouveau véhicule de patrouille profonde, développé en France par une PME, Technamm. Elles ont aussi commencé à acquérir des exemplaires du drone Anafi du Français Parrot, un engin qui pourrait intéresser d’autres clients. Dans le terrestre, la rénovation des systèmes Caesar et un autre lot de canons est aussi attendu depuis longtemps, par l'Armée de Terre et Nexter. Dans le domaine naval, une accélération du programme de patrouilleur outremer, et le lancement tant attendu de celui des patrouilleurs métropolitains auraient un effet dopant sur nombre de PME et ETI.

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