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Défense
Défense : la nouvelle menace des radars de surveillance très longue portée
Défense : la nouvelle menace des radars de surveillance très longue portée
© Air&Cosmos

| Yannick Genty-Boudry

Défense : la nouvelle menace des radars de surveillance très longue portée

Russes, Chinois et Iraniens tentent actuellement d'étendre de manière considérable leurs capacités de surveillance et de contrôle à leurs espaces d'accès spatiaux, aériens et maritimes.

Détecter les plateformes furtives

Les ondes radars se propagent en ligne droite et sont limitées par la rotondité de la terre. Si l’îlot d’une Frégate peut détecter une cible à 50 km, un avion AEW peut, lui, porter cette distance à 200 km s’il évolue au-delà de 10 000 m d’altitude. La redécouverte des propriétés des premiers radars issus de la Seconde Guerre mondiale, associée à leur numérisation complète, est devenue depuis la guerre du Golfe un atout particulièrement redoutable pour détecter les plateformes furtives occidentales qui assurent la domination aérienne de l’Otan depuis plus de deux générations......

Nouvelle génération de radars russes

Mais ce sont les Russes qui investissent le plus lourdement dans ces solutions avec la nouvelle génération de radars de la classe Voronej. En fait, depuis 2013, Moscou, après les essais du drone spatial américain X-37B et du programme hypersonique Prompt Global Strike, a décidé de moderniser au pas de charge son dispositif d’alerte avancée, entraînant par là même l’implication de Pékin et de Téhéran.Ainsi, les forces russes sont-elles en train de remplacer tous leurs anciens radars par la nouvelle génération Voronej, qui comptera plus de dix exemplaires. Polyvalent, sa portée de 4000 à 8000km est censée permettre à Moscou de détecter jusqu’au-dessus de l’Alaska toutes les menaces balistiques, satellitaires ou encore celles constituées par les missiles de croisière....

La Chine a investi dans ces radars OTH-B

La Chine a également investi dans ces radars OTH-B. Un premier situé en Mongolie-Intérieure est destiné à surveiller le second rideau d’îles au-delà de la mer du Japon, et de l’île de Sakhaline. Un autre sur la côte méridionale sert, lui, à monitorer toujours ce même second rideau d’îles, mais cette fois jusqu’aux abords de la Nouvelle-Guinée, en passant par la mer de Chine de l’Est et Taïwan.....

Dossier à (re)découvrir en téléchargeant le document ci-dessous.

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Jean-Loup FROMMER | 27/05/2020 10:03

Dans votre dossier sur "les nouvelles capacités de détection à longue portée", je relève une coquille "la base 105 de Dreux", je pense qu'il faut lire la Base aérienne 105 d'Evreux-Fauville. Cdlt

baumann | 27/05/2020 14:03

quand on veut dominer le monde c'est comme ca

patrico delmondo | 28/05/2020 08:52

A la lecture de l article il est clair que la Russie avec son territoire le plus grand de notre planète , surveille ses frontières ! Regardez votre Atlas ! De St Petersbourg à Vladivostok et de Rostof a Providencia ! Ouf ! La courbure terrestre est plus que courbe ! Donc tout doit et va passer par les surveillances ultra sophistiquées des satellites . Cela est valable pour les autres grands pays , Chine USA, Inde, Iran etc... Notre pays est trop petit en surface, peut et doit être plus que jamais surveillé depuis le sol ou aéronautique

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