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Défense
Défense aérienne : création d'une brigade PPS
Défense aérienne : création d'une brigade PPS
© Jean-Marc Tanguy

| Jean-Marc Tanguy

Défense aérienne : création d'une brigade PPS

Le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes a formé une brigade aérienne dédiée à la posture permanente de sûreté (PPS).

Police du ciel

Le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) a réorganisé cet été la défense aérienne, pour former au 1er septembre une brigade aérienne dédiée à la posture permanente de sûreté (PPS), la police du ciel, une mission au coeur de la sécurité de l’Etat. A terme, cette brigade sera dirigée par un général de brigade, une fois les attributions d’un autre général du CDAOA réattribuées au commandant en second. Cette réorganisation n’a rien de surprenant, ce commandement opérationnel étant déjà majoritairement organisé en brigades.

dispositifs particuliers de sûreté aérienne
 

Cette création permet de rendre encore plus lisible, visible, et efficace cette fonction essentielle, au coeur de la sûreté de l’Etat, notamment dans le risque terroriste, la prolifération des drones, mais aussi de la nette remontée en puissance des capacités russes, qui n’hésitent plus, depuis des années, à venir marauder  en Europe occidentale. La nouvelle brigade aura aussi en charge les dispositifs particuliers de sûreté aérienne (DPSA), jusqu’à une dizaine par an selon les années, pour protéger grands évènements sportifs et politiques. Le point de mire des années à venir sont la coupe du monde de Rugby en 2023 et les JO en 2024.
 

Quatre plots chasse à deux avions

En permanence, la PPS peut compter sur quatre plots chasse à deux avions répartis sur le territoire (la marine peut prendre des créneaux parfois depuis la Bretagne), quatre plots hélicoptères à un appareil, ainsi qu’un AWACS et un tanker sous astreinte. Depuis le 11 septembre 2001, qui avait vu culminer la mobilisation (quinze appareils d’astreinte sur cinq plots, et les canons de tous les appareils en entraînement approvisionnés), aucun tir n’a eu lieu, le dispositif démontrant néanmoins son utilité lors de comloss (pertes de communications radio) et d’assistance à des aéronefs en difficulté. Un aéronef intercepté en infraction de survol d’une sone réservée a fait l’objet, en septembre, d’une mesure polaire, avec atterrissage sous contraintes, et procédure de la gendarmerie, une fois posé.

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