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Coronavirus : plan de continuité du spatial institutionnel
Coronavirus : plan de continuité du spatial institutionnel
© P.-F. Mouriaux / Air & Cosmos

| Pierre-François Mouriaux

Coronavirus : plan de continuité du spatial institutionnel

Les mesures de prévention pour endiguer la pandémie concernent également le secteur spatial. Depuis le 16 mars, place au télétravail pour la plupart des agents du Cnes et de l’Agence spatiale européenne.

Cinq sites concernés.

Comme dans l’ensemble des administrations françaises, le Cnes et l’Agence spatiale européenne s’appuient essentiellement sur le télétravail depuis ce matin pour poursuivre leurs activités, suite aux mesures décidées par le gouvernement pour combattre l’épidémie de Covid-19.

Pour le Cnes, qui compte actuellement un peu moins de 2 400 personnes, cela concerne trois établissements en métropole (le Siège, la Direction des lanceurs et le Centre spatial de Toulouse), ainsi que le Centre spatial guyanais.

Pour l’ESA, cela concerne le siège parisien, qui regroupe environ 400 personnes. La réunion du Conseil qui était programmée mardi 17 mars a ainsi été ajournée.

 

Fonctions stratégiques.

Seuls les personnels du Cnes chargés d’assurer les « fonctions stratégiques » continuent à se rendre sur leur lieu de travail, dans le respect des consignes d’hygiène et de distanciation actuellement recommandées.

Les cellules de crise de chaque établissement sont pilotées et coordonnées depuis le Siège, tout comme l’interface avec les tutelles et les partenaires internationaux.

Au Centre spatial de Toulouse, il s’agit de poursuivre les opérations et les maintien à poste des satellites placés sous la responsabilité du Cnes, la gestion du réseau de stations sol multimissions, les activités de surveillance de l’espace, le contrôle et le maintien en vol des aérostats, ainsi que les opérations des services de secours et de sauvegarde par satellite (Cospas-Sarsat et Galileo).

Au Centre spatial guyanais, les installations opérationnelles de la base, les lanceurs et les satellites qui devaient être prochainement mis en œuvre ont été mis en sécurité, et seront maintenus en l’état jusqu’à nouvel ordre.

 

Suspension des campagnes de lancement.

Une telle situation suspend dès lors le calendrier de lancements depuis la Guyane, où se préparaient deux missions d’ici la fin du mois : le retour en vol du lanceur Vega (avec 53 charges utiles embarquées à l’occasion de la première mission SSMS), le 24 mars, et la mise sur orbite du satellite de reconnaissance émirien Falcon Eye 2 (à l’occasion de la mission Soyouz VS 24), le 14 avril. 

Le chantier d’aménagement de l’ensemble de lancement ELA 4 dédié au futur lanceur Ariane 6 se retrouve également interrompu.

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