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Bourget 2019
Bourget 2019 : l'espace européen a minima © SIAE

| Pierre-François Mouriaux

Bourget 2019 : l'espace européen a minima

Le secteur spatial européen, parent pauvre du plus grand salon aéronautique et spatial du monde ?

En ces temps d'économies, après le gel de 2 300 ETP d'ici 2022 chez ArianeGroup et un « sureffectif conjoncturel » de 500 postes constaté en avril dernier chez Thales Alenia Space, l'industrie spatiale européenne, attentive à ses retours sur investissements, se prépare à une présence « extrêmement pragmatique » lors de la 53e édition du SIAE, considéré avant tout comme un salon aéronautique.

En particulier, ni ArianeGroup, ni Arianespace n’auront cette année de pavillon public ou de chalet privé. Mais l’industriel et l’opérateur de lancement seront malgré tout bien présents à travers leurs investisseurs (animations sur écran chez Airbus et exposition d’une maquette Ariane 6 chez Safran), leurs partenaires (les agences spatiales en particulier), mais aussi le Paris Air Lab, l’espace du Gifas dédié à l’innovation et à la prospective dans l’industrie aéronautique et spatiale, situé dans le hall Concorde du musée de l’Air et de l’Espace. Y seront notamment accueillies la plateforme ArianeWorks (dans la section start-ups), et une présentation du dispositif de surveillance de l’espace GEOTracker d’ArianeGroup (dans la section « Developed In Space »).

Du côté d’Airbus Defence and Space et de Thales Alenia Space, c’est la même logique : comme en 2017, les deux industriels profiteront du support de leurs maisons mères, Airbus et Thales, forcément présentes sur le Bourget – on retrouvera par ailleurs Thales Alenia Space Belgium sur le pavillon belge, et le projet Stratobus sera mis en avant sur le pôle Safe de la région Paca.

 

Tapis rouge pour les institutionnels.

C'est aussi l'A310 AirZeroG de Novespace qui fera faux bond au tarmac du Bourget, alors que la filiale du Cnes avait proposé que l’avion participe dans sa nouvelle livrée à l'ouverture du Salon, en arrivant en formation avec la Patrouille de France, et en réalisant une manœuvre évoquant une parabole. Il ne sera donc pas accessible en statique pour les visiteurs professionnels, puis le grand public, comme lors des précédentes éditions.

Ce contexte assez inédit va permettre au Cnes (dont nous présenterons prochainement le programme d'activité) et à l'Agence spatiale européenne (ESA) de bénéficier de la meilleure exposition publique et médiatique la semaine prochaine, grâce à leurs pavillons.

Le président de la République devrait y marquer un arrêt de quelques minutes lundi 17 juin en fin de matinée, dans le cadre de sa traditionnelle visite d'inauguration du Salon.

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SIKLI | 12/06/2019 11:29

Et encore des populations qui vont vivre l'enfer pendant plus d'une semaine. Ce salon est un POINT NOIR en zone urbaine. L'impact , de l'aeroport du Bourget, sur les enfants est catastrophique ( et pas seulement pendant les exhibitions )

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