Avec 793 avions livrés l'an dernier, Airbus atteint son objectif ajusté
Avec 793 avions livrés l'an dernier, Airbus atteint son objectif ajusté
© Airbus

publié le 12 janvier 2026 à 21:27

363 mots

Avec 793 avions livrés l'an dernier, Airbus atteint son objectif ajusté

Le constructeur européen dépasse de quelques exemplaires la cible qu’il s’était fixée. Un objectif revu à la baisse début décembre, après la découverte d’un défaut de qualité.


Le résultat officiel est tombé : Airbus a livré 793 avions commerciaux l’an passé. Le constructeur européen poursuit ainsi sa remontée en puissance, avec un cinquième exercice de rang en croissance. Il réalise la troisième performance de son histoire, après les années records de 2018 et 2019. L'année dernière, l'Européen a progressé sur l’ensemble des familles d’appareils A220, A320neo et A330neo, mais affiche une stagnation sur l’A350.

Toujours pas au niveau de 2019

Ces chiffres sont tout de même à contraster. Airbus avait revu à la baisse ses objectifs annuels – de 820 exemplaires à 790 - en novembre dernier, à la suite de la découverte d’un problème de qualité industrielle sur les panneaux avant des A320neo. Cette décision, qui a directement impacté les livraisons, consacre aussi l’incapacité du constructeur de revenir à son niveau de production d’avant crise sanitaire.

Christian Scherer, directeur général sortant d’Airbus Commercial Aircraft, a admis que des défis persistaient malgré l’amélioration de la situation au sein de la chaîne d’approvisionnement. Le directeur général cite en exemple, justement, le problème de non-conformité sur les aérostructures d’A320neo. Christian Scherer attribue par ailleurs la stagnation des livraisons d’A350 aux problèmes connus sur les fuselages centraux par son ancien sous-traitant Spirit Aerosystems, racheté l’an dernier par Boeing et dont les activités dédiées à Airbus sont désormais en train d’être intégrées.

Des moteurs livrés

Du côté des moteurs, qui ont été ciblés par le passé comme l’un des facteurs limitant pour la production, Christian Scherer pointe des retards persistants, ciblant particulièrement Pratt & Whitney. Il a néanmoins reconnu que tous les moteurs avaient été livrés, comme l’avait affirmé pour le Leap Olivier Andriès, directeur général de Safran. De même, le nombre de « planeurs » (avions en attente de moteurs, ndlr) est, selon le directeur général, désormais gérable.

Christian Scherer va désormais laisser sa place de patron des avions commerciaux d’Airbus à Lars Wagner, qui a fait une première allocution rapide ce lundi. Il a assuré que le groupe continuerait d'investir de façon substantielle pour rationaliser les flux de production. Au vu du carnet de commandes record de 8 754 appareils à livrer, la priorité absolue reste donc bien de produire des avions.

Commentaires
12/01/2026 21:27
363 mots

Avec 793 avions livrés l'an dernier, Airbus atteint son objectif ajusté

Le constructeur européen dépasse de quelques exemplaires la cible qu’il s’était fixée. Un objectif revu à la baisse début décembre, après la découverte d’un défaut de qualité.

Avec 793 avions livrés l'an dernier, Airbus atteint son objectif ajusté
Avec 793 avions livrés l'an dernier, Airbus atteint son objectif ajusté

Le résultat officiel est tombé : Airbus a livré 793 avions commerciaux l’an passé. Le constructeur européen poursuit ainsi sa remontée en puissance, avec un cinquième exercice de rang en croissance. Il réalise la troisième performance de son histoire, après les années records de 2018 et 2019. L'année dernière, l'Européen a progressé sur l’ensemble des familles d’appareils A220, A320neo et A330neo, mais affiche une stagnation sur l’A350.

Toujours pas au niveau de 2019

Ces chiffres sont tout de même à contraster. Airbus avait revu à la baisse ses objectifs annuels – de 820 exemplaires à 790 - en novembre dernier, à la suite de la découverte d’un problème de qualité industrielle sur les panneaux avant des A320neo. Cette décision, qui a directement impacté les livraisons, consacre aussi l’incapacité du constructeur de revenir à son niveau de production d’avant crise sanitaire.

Christian Scherer, directeur général sortant d’Airbus Commercial Aircraft, a admis que des défis persistaient malgré l’amélioration de la situation au sein de la chaîne d’approvisionnement. Le directeur général cite en exemple, justement, le problème de non-conformité sur les aérostructures d’A320neo. Christian Scherer attribue par ailleurs la stagnation des livraisons d’A350 aux problèmes connus sur les fuselages centraux par son ancien sous-traitant Spirit Aerosystems, racheté l’an dernier par Boeing et dont les activités dédiées à Airbus sont désormais en train d’être intégrées.

Des moteurs livrés

Du côté des moteurs, qui ont été ciblés par le passé comme l’un des facteurs limitant pour la production, Christian Scherer pointe des retards persistants, ciblant particulièrement Pratt & Whitney. Il a néanmoins reconnu que tous les moteurs avaient été livrés, comme l’avait affirmé pour le Leap Olivier Andriès, directeur général de Safran. De même, le nombre de « planeurs » (avions en attente de moteurs, ndlr) est, selon le directeur général, désormais gérable.

Christian Scherer va désormais laisser sa place de patron des avions commerciaux d’Airbus à Lars Wagner, qui a fait une première allocution rapide ce lundi. Il a assuré que le groupe continuerait d'investir de façon substantielle pour rationaliser les flux de production. Au vu du carnet de commandes record de 8 754 appareils à livrer, la priorité absolue reste donc bien de produire des avions.


Mots clés

airbus


Commentaires