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Défense

ACCORD FRANCO-AUSTRALIEN SUR PILOT

BALLONS STRATOSPHÉRIQUES EN MARS-AVRIL 2017, LA BASE D'ALICE SPRINGS EN AUSTRALIE ACCUEILLERA UNE GRANDE CAMPAGNE DE LÂCHERS DE BALLONS STRATOSPHÉRIQUES DU CNES.

Le 21 juillet, le Cnes a signé, avec l'Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle australienne (Csiro), un accord officialisant l'organisation d'une grande campagne de lâchers de ballons avril 2017, avec le soutien des équipes de la Csiro et de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW), cette campagne doit permettre de faire voler plusieurs expériences scientifiques, en particulier la mission Pilot (Polarized Instrument for Long-Wavelength Observations of the Tenuous Interstellar Matter).

Pilot est un instrument de mesure de l'émission polarisée submillimétrique des grains de poussières du milieu interstellaire. L'objectif est de dresser une carte précise du champ magnétique de notre galaxie et d'analyser son rôle dans le cycle de la matière, entre nuages de poussières et formation des étoiles et des planètes. Ses données doivent compléter celles obtenues par le télescope spatial européen Planck dans le domaine infrarouge entre 2009 et 2013. L'instrument comprend un miroir primaire d'un mètre de diamètre, un photomètre comportant une optique froide, une lame de rotation de la polarisation et un cryostat contenant 2 048 bolomètres refroidis à 0,3 K. Il est embarqué à une altitude d'environ 40 km (afin de s'affranchir de l'absorption due à l'atmosphère terrestre),sur des ballons stratosphériques ouverts (BSO) de 800 000 m3. Trois vols sont prévus entre 2015 et 2018, de 24 heures chacun.

PROJET INTERNATIONAL. Initiée par l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie (responsable du développement de l'instrument), la mission Pilot associe également l'Institut d'astrophysique spatiale (qui fournit le photomètre), le CEA (plan focal), l'université de Cardiff (optique froide) et celle de Rome (mécanisme de changement de polarisation). Le Cnes assure le financement de la mission,la maîtrise d'ouvrage et la responsabilité système, mais également le développement de la nacelle et du senseur stellaire diurne Estadius. Celui-ci permet de pointer l'instrument dans la direction souhaitée.

Une première campagne Pilot s'était déroulée du 20 au 21 septembre 2015 depuisTimmins,au Canada.De nouvelles observations depuis l'Australie vont permettre de couvrir des parties du ciel uniquement visibles depuis l'hémisphère Sud par les télescopes installés dans les bases antarctiques du pôle Sud et au Chili, en particulier le centre galactique de la Voie lactée, le Petit et le Grand Nuage de Magellan.

Les collaborations franco-australiennes dans le domaine spatial remontent aux années 1980, avec l'installation d'une station de réception Spot à Alice Springs, et se poursuivent aujourd'hui avec en particulier l'utilisation de deux stations de réception Doris.

¦ Pierre-François Mouriaux @PFMouriaux AIR TWEET #Autonome. Le rover Curiosity est désormais capable de sélectionner lui-même les cibles pour son spectromètre laser ChemCam. #Rapport. La Cour des comptes a rendu public un référé sur la contribution de la France au programme Copernicus, pointant notamment l'utilisation libre des données par les grands acteurs du numérique.

#Commande. SSL a reçu 20,7 M$ de la Darpa pour le développement de deux bras robotiques capables de réparer ou de déplacer des satellites géostationnaires. #Rénovation. Le centre de contrôle Jupiter II du CSG verra l'ensemble de son matériel informatique renouvelé en septembre.

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