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Défense
Turgis et Gaillard sur le MCO des Twin Otter
Turgis et Gaillard sur le MCO des Twin Otter
© Turgis et Gaillard

| Jean-Marc Tanguy

Turgis et Gaillard sur le MCO des Twin Otter

Turgis et Gaillard a commencé à réaliser des visites périodiques de Twin Otter de l'Armée de l'Air et de l'Espace, en sous-traitance d'Inéo, titulaire du contrat.

Premier contrat dans le MCO

Turgis et Gaillard a commencé à réaliser des visites périodiques de Twin Otter de l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE), en sous-traitance d’Inéo, titulaire du contrat. Le groupe fondé en 2011 par Fanny Turgis et Patrick Gaillard décroche là une première grosse référence dans le domaine du MCO aéronautique, domaine dans lequel il affiche de solides ambitions. Un chantier a été réalisé sur une base aérienne de l’AAE, et un autre est engagé sur nouveau un site de production récemment racheté par Turgis et Gaillard. L’Armée de l’Air et de l'Espace détient cinq Twin Otter. La prestation était auparavant réalisée par Hop, en Bretagne.
 

Un bureau d'études : AAROK

Cette nouvelle référence signe la croissance du groupe Turgis et Gaillard, qui intègre désormais 260 salariés pour un chiffres d’affaires de 40 M€. Son activité couvre à la fois le MCO, la production et le développement de matériels neufs. Son bureau d’études AAROK a développé plusieurs concepts audacieux, pour l’emport de bombes sur un avion de transport, transformer des missiles sol-air en munitions sol-sol ou encore, un concept d’embarcations pour commandos. Le groupe a réalisé pour la gendarmerie un prototype de blindé VBRG rénové à coût maîtrisé.
 

Un porte-bombes pour le Dassault Rafale

Le groupe a d’ailleurs reçu la ministre des Armées dans sa nouvelle usine Sefiam, en Lozère. Florence Parly est venue saluer une des nouveautés, le chariot Sefiam 1602, un porte-bombes destiné notamment au Rafale. L’engin achève sa période de qualification d’ici la fin de l’année. La société fabrique aussi des composants de structures de l’ATL2, des éléments pour Safran Electronics & Defense, notamment d’autodirecteurs de missiles. En cinq ans, rien que Sefiam a doublé son chiffre d’affaires (à 5 M€) et son effectif (une quarantaine de personnes). Malgré sa taille réduite, Turgis et Gaillard n’a pas hésité à suivre Dassault Aviation en Inde, dans le cadre du « Make in India », en ouvrant un site sur place.
 

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