0
Espace
SpaceX a mis à poste le premier Sentinel 6 de l’UE
SpaceX a mis à poste le premier Sentinel 6 de l’UE
© ESA

| Pierre-François Mouriaux

SpaceX a mis à poste le premier Sentinel 6 de l’UE

Lancement parfait samedi soir d’un Falcon 9 de SpaceX mis en œuvre depuis la Californie. A son bord, un puissant satellite d’altimétrie océanographique du programme européen Copernicus d’observation de la Terre.

Embarquement sur Falcon 9

Le 21e lancement orbital de SpaceX cette année a démarré le 21 novembre à 17 h 17 UTC depuis la base militaire de Vandenberg, en Californie.

Il a permis de placer sur orbite basse le satellite européen Sentinel 6A (ou Jason Continuity) pour la topographie des océans.

Le lanceur Falcon 9 utilisé était équipé d’un premier étage neuf, qui a été récupéré sur terre au terme d’un peu plus de huit minutes de vol.

C’était la troisième récupération d’étage effectuée par SpaceX à Vandenberg.

 

Mission internationale

Décidé en 2009, Sentinel 6 est un projet mené en partenariat entre l’Europe (Union européenne, Esa, Cnes et Eumetsat) et les États-Unis (Noaa et Nasa), qui comprend deux satellites, 6A et 6B.

C’est la cinquième famille de satellites du programme européen Copernicus d’observation de la Terre, et son premier élément constitue le quatrième satellite d’océanographie spatiale de type Jason.

Sentinel 6A / Jason CS a été construit par Airbus Defence and Space (maître d’œuvre) et Thales Alenia Space (fournisseur de l’instrument principal).

Le lancement sur Falcon 9, lui, a été financé par la Nasa.

En janvier dernier, Sentinel 6A / Jason CS a été baptisé Michael Freilich, ancien directeur des sciences de la Terre à la Nasa ; c’était six mois avant la disparition du scientifique, à l’âge de 66 ans.

 

Surveiller la montée des eaux

Survolant 95 % des océans libres de glace de notre planète lors de cycles de dix jours et équipé d’un altimètre radar, Sentinel 6A doit fournir durant sept ans des mesures sur la hauteur des océans, avec une précision de quelques centimètres, principalement pour des missions d’océanographie opérationnelle et des études du changement climatique.

« Les données de Sentinel 6 seront les plus précises jamais obtenues ; elles seront utilisées afin de mieux comprendre un indicateur clé du changement climatique, la montée du niveau de la mer à l’échelle mondiale, se réjouit Alain Ratier, directeur général d’Eumetsat. Ces données seront également utilisées pour les prévisions météorologiques, qu’il s’agisse d’améliorer la précision des prévisions saisonnières ou de prédire la trajectoire des ouragans ou des cyclones. »

Le second Sentinel 6 sera lancé en 2025, ce qui permettra d’assurer une continuité de service au-delà de 2030.

Répondre à () :


Captcha

Produits du marketplace

| | Connexion | Inscription