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Défense
Sécurité Civile : contre les feux depuis les airs
Sécurité Civile : contre les feux depuis les airs
© Ministère de l'Intérieur

| Jean-Marc Tanguy

Sécurité Civile : contre les feux depuis les airs

La Sécurité Civile engage ses moyens aériens de lutte contre les incendies de forêt, même si les premiers feux ont déjà été combattus dès le début du printemps.

12 Canadair CL415 et 4 Dash 8

Les bombardiers d’eau comportent 12 Canadair CL415 et 4 Dash totalisant une capacité de 112 000 litres, avec l’appui de 3 avions légers d’observation et de coordination aérienne Beech 200. Les derniers Tracker ont été retirés du service en début d’année, sans vraiment plus d’explications. Un de leurs pilotes, Franck Chesneau, était mort, l’an dernier, en mission. Jusqu’à 19 Tracker ont été utilisés pendant 38 ans.
Ce retrait sans préavis laisse la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC) avec un format plus réduit qu’à l’habitude. Puisque les six Dash commandés par Gérard Collomb n’ont pas encore été livrés : seuls deux d’entre eux ont rejoint la base de Nîmes en 2019 et 2020, s’ajoutant à deux avions plus anciens. Les quatre suivants seront livrés d’ici 2023. Deux nouveaux bombardiers seront acquis en 2024 grâce à un partenariat avec l’Union Européenne livre le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, sans plus de détails.
 

Des Airbus EC145 aussi mobilisés

La DGSCGC peut aussi compter sur des hélicoptères : ses propres 34 EC145 (un a été endommagé encore récemment, en intervention, dans les Pyrénées/ndlr) : 8 sont dédiés à la saison des feux. Ils sont renforcés par deux bombardiers d’eau lourds (un en Corse et un dans la région Sud), et le traditionnel détachement d’intervention héliporté de l’Armée de Terre (deux hélicoptères de manœuvre et une Gazelle), déployé en interaction avec les unités d’instruction et d’intervention de la sécurité civile (UIISC). L’Armée de Terre offre une capacité de reconnaissance et de mobilité, ainsi que d’extraction rapide grâce à une nacelle dédiée, également utilisée au ministère des Armées et au GIGN. La Marine contribue à cet effort au sol avec ses marins pompiers (à Marseille) et l’accueil d’un Pelicandrome (permettant de remplir en eau un Dash 8) à Hyères (Var) tandis que l’Armée de l’Air arme traditionnellement des équipes de surveillance, coordonne l’activité aérienne et offre elle aussi de l’espace pour Pélicandrome, comme à Solenzara.
 

22 Pelicandromes

En tout, 22 Pelicandromes, dont 17 permanents sont implantés dans la moitié sud de la France ainsi qu’à Vannes. Pas moins de 23 500 hectares de forêts ont brûlé en 2019, soit quatre fois et demi les surfaces de 2018. Depuis 2010, c’est le deuxième bilan le plus noir en France. La Sécurité Civile aura réalisé 5 056 largages (dont 4 256 sur feux, dont 150 maximum en une seule journée) et 6 833 heures de vol. Sur feu, 1 742 heures ont été réalisées (dont 35 à La Réunion par le détachement Dash 8), et 978 heures ont été conduites en guet aérien armé. Jusqu’à 18 aéronefs avaient été mobilisés sur le feu de Générac dans le Gard en août.

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Franck Mée | 06/07/2020 10:08

Les derniers Tracker ont été retirés du service en début d’année, sans vraiment plus d’explications. Non, absolument pas. L'explication a été donnée très clairement et très officiellement lors de la publication de la consigne de navigabilité valant interdiction de vol, en début d'année : après la rupture du train d'atterrissage de T12, des criques ont été trouvées sur les trains des autres appareils. Il n'était économiquement pas envisageable de les changer pour des appareils en cours de retrait du service. Jusqu’à 19 Tracker ont été utilisés pendant 38 ans. Non plus. On n'a jamais eu "jusqu'à 19 Tracker", on a eu 19 Tracker au total, et jusqu'à 12 à un moment donné.

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