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Défense
Russie: Des S-350 « Vityaz » pour le district militaire Sud
Russie: Des S-350 « Vityaz » pour le district militaire Sud

| Yannick Genty-Boudry 471 mots

Russie: Des S-350 « Vityaz » pour le district militaire Sud

Le général Dvornikov a révélé dans un journal militaire local que le S-350 « Vityaz » était désormais en service pour remplacer les S-300PS et les Buk M1-2. Un système durci contre les systèmes de brouillage offensif de l'Otan.

Journal militaire

C’est dans « Le messager militaire du Sud de la Russie » (‘Voyennii Vestnik Yuga Rossii’) paru le 12 mai que le général d’armée Alexandre Dvornikov, commandant du district militaire Sud, a indiqué avoir reçu cette année le complexe S-350 « Vityaz ».  En juin 2020, Almaz-Antey avait indiqué qu’il fournirait prochainement 4 systèmes S-350 « Vityaz » au ministère russe de la Défense d’ici 2023.

Le S-350

Le S-350 « Vityaz » est destiné à remplacer le Buk M1-2 (en service depuis 1998, cote OTAN SA-17 Grizzly) et le S-300PS, entré en service en 1982.  Mis au point par le consortium scientifique et de production Almaz-Antey, le nouveau système a été conçu pour porter de 0 à 120 km et ce jusqu'à 30 000 m d'altitude dans le but de renforcer la défense anti-aérienne multicouches des russes. Le système dispose de plusieurs types de radars (passifs, et actifs) qui en font toute l'originalité, dans le but de tenir en échec les systèmes de brouillage offensif de l'OTAN comme le F-18 Growler qui intéressent tant les Finlandais, mais aussi d'identifier les plateformes furtives. Selon Almaz-Antey, le Kremlin aurait particulièrement pris conscience de la nécessité de protéger les troupes et les matériels contre de potentielles attaques par saturation constatées lors du conflit syrien, qui avaient précisément pour but de percer les bulles d'interdiction russes. Ainsi, chaque véhicule lance missiles « Vityaz » dispose de 12 vecteurs, contre 4 pour le S-300PS. Des missiles qui ne sont autres que les 9M96E2 (30 km à 120 km), les 9M96E (1,5 à 40 km), et les 9M100 portant eux jusqu'à 15 km. Le système sera lui en mesure de suivre une centaine de cibles et de guider 16 missiles simultanément. Au final, chaque batterie S-350 est composée de 8 véhicules TEL 50P6E armés (soit 96 missiles au total), d'un véhicule radar actif 96L6-TsP, de 2 véhicules radar passif 96L6-VP, de 2 véhicules radar dédiés au contrôle de tir 50N6E, et d'un véhicule C2 50K6E pour coordonner l'ensemble mais aussi pour se coordonner aux autres systèmes de courte, moyenne, et longue portée Pantsir, S-300 P et V, S-400, et futur S-500.

District prioritaire

Dans cette même interview, le général Dvornikov sous-entend clairement l’importance de sa région militaire, qui couvre non seulement le Caucase (Tchétchénie, Daguestan, Ingouchie, Kabardino-Balkarie) mais également la Crimée. « Nous n’avons pas à nous plaindre quant aux dotations de nouveaux armements et de nouvelles technologies. Elles sont envoyées dans notre district en priorité ». Une priorité qui se justifie en raison de la Crimée, et du contact immédiat avec l'OTAN. Le 26 février 2020 le centre d'entrainement de Gatchina prés de St Petersbourg avait reçu son premier système S-350, alors que les forces russes ont perçu l'année dernière 4 nouveaux systèmes S-400 de longue portée, et 24 véhicules Pantsir de courte portée (mais jusqu'à 80 km désormais) dotés d'un nouveau dispositif anti-drones.

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Colombey-les-Deux-Mosquées الله عظيم | 15/05/2021 19:52

Un bel ensemble. Ca se structure dans la logique des choses. Ils doivent maintenant déverrouiller l'économie et augmenter d'urgence leur budget.

Gary Gaston Prévilus | 16/05/2021 01:51

Très puissant

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