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Défense
Présidence française de l'UE : tournant stratégique pour l'Europe de la défense ?
Présidence française de l'UE : tournant stratégique pour l'Europe de la défense ?

| La rédaction 682 mots

Présidence française de l'UE : tournant stratégique pour l'Europe de la défense ?

Les 27 Ministres de la défense se réunissent à Brest dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne. L'occasion de faire le point sur les enjeux des six prochains mois.

La diplomatie européenne à l'épreuve

La France a clairement défini le cap qu'elle comptait tenir dans le cadre de la présidence tournante de l’Union européenne : avancer sur la "boussole stratégique" et la concrétisation d'une Europe de la défense. Les six mois de présidence française commencent dans un contexte tendu, la crainte de voir la Russie envahir l'Ukraine étant dans tous les esprits. 

Dans le cadre de la rencontre russo-américaine qui s'est tenue à Genève le 10 janvier et celle du conseil OTAN / Russie aujourd'hui à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Président Macron ont rappelé la nécessaire transparence des activités militaires de la Russie et de l'OTAN, avec en particularité l'importance de la prédictibilité de la tenue d'exercices.

Une série de réunion doit désormais se tenir entre les 27 ministres de la défense et des affaires étrangères des Etats-membres de l'Europe. Ces échanges se tiennent les 12 et 13 janvier à Brest, ville symbolique puisqu'elle est située à proximité de l'Île Longue où sont basés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) dont dispose la France, seul pays de l'Union Européenne possédant l'arme atomique depuis le Brexit. Un atout dont l'Europe pourrait profiter afin d'en améliorer l'autonomie.

Des dossiers nombreux et épineux

Outre le dossier ukrainien, les 27 examineront les vecteurs devant permettre d'appuyer la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) dans ses sanctions à l'encontre du Mali, l'objectif étant d'accélérer une rétrocession du pouvoir de la junte militaire vers le civil. La Chine sera également évoquée, notamment les pressions qu'elle fait subir à la Lituanie depuis l'ouverture d'une représentation diplomatique taïwanaise dans le pays. Bruxelles a en effet dévoilé un projet d'instrument devant permettre de faire peser des sanctions sur tout pays appliquant des sanctions sur un membre de l'Union européenne.

La fragilité du partenariat avec les Etats-Unis devra également être abordé, ainsi que le besoin de pouvoir constituer des alliances dans la région indo-Pacifique. L'absence totale de concertation lors du retrait d'Afghanistan, le revirement sécuritaire australien en faveur des américains avec AUKUS ou la volonté américaine de casser les contrats des entreprises européennes (navires français en Grèce, pression pour placer le F-35 jusqu'en Allemagne...).

Un livre blanc et des ambitions

Ces réunions s'inscrivent également dans le prolongement des discours du président Macron, rappelant que la dissuasion nucléaire était "la clé de voûte de notre sécurité et la garantie de nos intérêts vitaux". Alors que le souhait de voir une culture stratégique européenne se fédérer autour de la politique de dissuasion nucléaire de la France a été maintes fois répété, les travaux sur un livre blanc européen de défense et de sécurité devront commencer en présence des 27 Ministres concernés à Brest. 

La réflexion porteront sur six priorités, avec une volonté affichée d'acquérir des capacité d'action commune (notamment pour projeter 5 000 hommes en cas de crise), mais aussi sur le renforcement de la capacité industrielle des européens en matière de défense. L'innovation, clé de la supériorité sur le terrain, et le développement de programmes européens devrait rester au cœur des échanges, mais la tâche est difficile tant les enjeux sont nombreux et les situations particulières. Alors qu'un nombre croissant de pays renonce à toute souveraineté en acquérant des F-35 de Lockheed Martin (l'avion partage les données d'utilisation avec les USA et représentera la plus grande flotte d'avions de chasse européenne en 2035), certains autres projets européens devant permettre de maintenir une base industrielle et technologique de défense indépendante sont en danger : programme d'avion de patrouille maritime sabordé par les allemands via leur achat de P-8 Poseidon, fédération de l'Italie et de la Suède autour de la Grande-Bretagne dans le cadre du programme d'avion de chasse de 6ème génération Tempest, hésitations autour de la rénovation des hélicoptères Tigre au standard Mark III ou le lancement de l'Eurodrone...

L'ensemble de ces ambitions seront remises sur le devant de la scène lors du sommet sur la défense européenne qui sera organisé à la fin du mois de mars, et d'avancer sur la rédaction du Livre blanc, qualifié de véritable "boussole stratégique".

Répondre à () :

Hannosset Étienne | 13/01/2022 15:58

La France est elle disposée à renoncer à sa souveraineté militaire et notamment nucléaire au profit d’une souveraineté renforcée de l’Union Européenne ? La réponse de la France est invariablement négative et la réaction des autres pays de l’Union restera évidemment la même.

Math | 17/01/2022 06:24

La question est mal posée. La France pourra remettre ses Bombes à une entité supra nationale si celle-ci est solide. Il n’y a rien de tel pour l’instant. Les étapes pourraient êtres des mécanismes types bombes à double clefs ou commandement commun.

Math | 17/01/2022 06:40

Ce cénacle entre Européens permet de dire tout haut, officiellement, aux européens, ce que nous pensons. Et les américains ne peuvent rien y faire. On en discute entre nous. Ça n’avancera peut-être pas autant qu’on le souhaite, mais qu’elle tribune! Et ça, une fois que c’est lancé, les idées qui courent sont difficiles à arrêter. Les USA tentent de casser l’Europe à l’Est via la promotion politique d’une grande Pologne. C’est pour le moment la seule parade politique qu’ils aient trouvé. Pour le reste, ils continuent leur petit jeu via l’Italie et essaient d’embringuer l’Irlande. Je ne sais pas trop ce que ça leur rapportera. Pour l’Italie, la France a répondu via le traité du Quirinal. L’enjeu est plus sur les pays neutres et sur ceux qui sont très exposés à l’Est. Là, il existe de vrai questions sur l’utilité de courant d’influence qui sévissent en France et en Allemagne. Le repoussoir des politiques LGBT et immigrationistes est le n des facteurs les plus structurants qui empêchent l’intégration des pays d’Europe de l’Est. Il serait bon de remettre en question la sagesse de ces politiques si on veut progresser dans une communauté de valeurs. Personne ne prends les armes pour défendre des systèmes qui n’ont aucun sens. Remettre en question ces politiques permettrait à l’UE de continuer le découplage politique des USA.

Hannosset Étienne | 17/01/2022 12:41

@Math. Bonjour Math. Mon commentaire était évidemment simplissime (il ne faut manifestement pas, pour la majorité des lecteurs, hélas, entrer dans les méandres du complexe et des subtilités.) Je partage à 100% l’avis que vous exposez dans votre premier commentaire. Que ce soit MON avis, n’a strictement AUCUNE IMPORTANCE ! Ce qui est important c’est que l’avis que nous partageons tous les deux et celui qui est devenu majoritaire au sein des responsables politiques de l’UE et de la France.

Petrau | 13/01/2022 16:59

Il ne se passera rien en matière de défense européenne tout simplement parce que la plupart des pays ont délégué leur défense aux USA via l'OTAN. C'est leur choix et il faut le respecter. Mais déléguer sa défense, et donc sa souveraineté est un contre sens, pour ne pas dire plus. On reproche aux USA leur "America first" (et c'est vrai quelque soit le Président), ayons l'honnêteté de reconnaître que la formule est vraie pour tous les pays : GB first, France first, Allemagne first, Belgique first, ... Personne ne prendra le risque de se faire anéantir pour son voisin. Désolé si je parais cynique. L'Europe de la défense n'aurait du sens que si elle existait en temps que (con)fédération avec les pouvoirs régaliens associés (affaires étrangères, défense, .). En attendant, la force atomique française apporte une garantie sérieuse à sa sécurité. Toutefois, si l'on veut bien faire l'effort de sortir de l'épure ancienne (bataille de chars, combats aeriens tournoyants, ...), il reste la possibilité de travailler en commun sur le cyberspace qui pourrait bien être le premier échelon d'une conflagration plus générale. Ce n'est que mon idée.

Petrau | 14/01/2022 11:39

Avant même de parler d'Europe de la défense, sans doute serait il opportun de réactualiser la politique de défense de la France au vu de l'évolution très rapide du contexte geostrategie et des menaces associées. Dans une longue tribune dans le figaro de ce jour, Laurent Collet-Billon, ancien délégué général pour l'armement, fait une analyse très fine de la situation et invite très clairement à revoir les priorités de la France. Il met très clairement en cause la pertinence des porte-avions et des programmes "emblématiques" inadaptés à la situation d'aujourd'hui. Comment ne pas penser au Scaf ou encore au char lourd ?

Hannosset Étienne | 14/01/2022 13:47

Réponse en dessous.

Hannosset Étienne | 14/01/2022 13:46

Je suis vraiment très étonné que vous ayez apprécié l’analyse de monsieur Collet-Billon et encore plus que vous ayez pensé au projet Scaf. Monsieur Collet-Billon est un homme de grande valeur et de grande expérience dont les idées sont connues et respectées depuis longtemps. C’est toujours avec beaucoup d’intérêt que je lis ces articles dans les revues spécialisées. Il est fidèle à ses (bonnes) idées et surtout conscient des réalités c’est à dire des contraintes financières et politiques auquel la France doit et devra toujours plus faire face. Les idées de monsieur Collet-Billon sont quand même beaucoup plus proches des miennes que des vôtres... Un exemple : concernant la capacité de frappes nucléaires de la France, il reconnaît dans son article "Pas de souveraineté sans industrie forte" que "La mise en commun de la dissuasion est difficile mais inéluctable." C’est très loin de vos idées, ça, monsieur Petrau... J’ajouterai encore qu’il a toujours dit que la France avait pour obligation de réussir une collaboration avec l’Allemagne dans le cadre du projet SCAF qui pour lui est aussi urgent qu’essentiel. Quand au PANG, tout le monde sait bien qu'il ne présente aucun intérêt militaire surtout qu’il sera indisponible la moitié du temps. Ce n’est pas pour des motifs militaires que la France veut le PANG, c’est uniquement pour sauvegarder le savoir faire français en la matière et donner du travail à des milliers d’ouvriers...

Petrau | 14/01/2022 16:04

@Xavier Tytelman. Je viens de regarder votre dernière revue de presse et j'y ai pris grand intérêt. Je vous en remercie. Vous faites le point sur les accidents survenus aux F35 et sur leurs causes potentielles. Je ne crois pas trahir votre pensée en disant qu'un doute est bien là quant à la fiabilité générale de cet avion. Je ne m'intéresse pas aux polémiques stupides entre les pros et antis F35. Je souhaite tout simplement que si problème il y a, il soit rapidement résolu afin d'assurer la sécurité des pilotes. Pour revenir à l'article sur l'Europe de la défense, il faut savoir de quoi on parle. S'il s'agit de fabriquer en coopération différents programmes d'armements, pourquoi pas pourvu que l'on tire toutes les leçons du passé (13 versions pour le seul NH90 TTH dont une surélevée pour tenir compte de la taille des suédois ! Le fiasco organisationnel et économique de l'A400M qui a bien failli faire vaciller Airbus, enfin, le surcout général des programmes en coopération qui en limitent l'intérêt). S'il s'agit d'un commandement européen de forces européennes, cela n'a aucun sens puisque le militaire étant (dans les pays démocratiques) subordonné au politique, on ne peut que faire le constat qu'il n'existe pas d'autorité supranationale en Europe. De plus, certains pays européens font partie de l'Otan, d'autres non et au moins un pays de l'Otan a des relations "distantes" avec certains pays européens. Sans parler de la GB située maintenant hors de L'UE, mais bien présente en Europe. Je pense en conséquence que la réunion des ministres européens à Brest est purement à usage interne et débouchera au mieux sur un communiqué alambiqué comme Bruxelles en a le secret.

Hannosset Étienne | 14/01/2022 16:55

Il n’existe pas d’autorité supranationale en Europe ?????????????? Relisez bien vite la constitution française qui reconnaît la suprématie des décisions de l’Union Européenne sur les décisions nationales !!!

Xavier Tytelman | 15/01/2022 17:11

Merci pour la revue de presse, en accord total sur le F-35, je ne souhaite qu'une défense européenne forte et elle ne le sera pas si cet avion en est le coeur. Pour les programmes d'armement, nous pouvons tout à fait les faire en dehors du cadre institutionnel européen, d'ailleurs les programmes communs avec les US, la Grande-Bretagne ou l'Australie sont légion, ainsi que les accords de gré à gré entre Etats. Pour moi l'exemple ultime de ce qu'il faut faire est le nEUROn : un Etat donne une mission claire à un industriel qui a toute légitimité pour porter un projet. Cet industriel se débrouille ensuite pour identifier les meilleurs partenaires, plutôt que de se voir imposer un pourcentage de charge à attribuer à chaque partie prenante. Pour le SCAF, il ne se fera que s'il est pan-européen, mais je pense qu'il ne se fera pas sans la France qui a le meilleur bureau d'étude.

Hannosset Étienne | 15/01/2022 21:11

@Xavier Tytelman. Et parmi les candidats à la présidence française, qui partage votre point de vue ?

favé | 17/01/2022 09:59

La lecture des différents commentaires au demeurant bien argumentés m’amènent à la considération suivante: comment lEurope peut elle défendre sa souveraineté quand les principales puissances européennes et non moins partenaires sur les programmes industriels stratégiques de défense ne rêvent que de la voir sinon trébucher du moins subir l’autorité des USA. Le récent revers de notre industrie navale aux antipodes n’en est que la meilleure illustration.. finalement la réunion de Brest n’apportera qu’une illusion de notre « unité » tant que le pouvoir européen des 27 ne sera pas élu par les populations des états concernés. Oui nous devons mettre sur pied une véritable autorité européenne reconnue par l’ensemble des habitants résidant à l’intérieur du périmètre géographique désigné.Faire accepter un leader ship personnel nous permettant de parler d’égal à égal avec la Russie les États Unis ou la Chine doit nous permettre de constituer cette stratégie européenne autonome dont nous avons esquissé les contours au début des années cinquante à travers la Communauté de Défense.. Alors oui peut être pourrons nous envisager de partager notre dissuasion si chèrement acquise au fin des décennies. Le voilà le véritable enjeu pour les années à venir: une véritable démocratie pan européenne de Brest à Kiev ou Brest litovsk si vous le préférez mais je crois je commets un péché gaullien de rêve supranational .Rêver à une seule bannière européenne flottant à Bruxelles ou Strasbourg n’est pas pour demain. Serions nous prêts à débarquer nos parachutistes et troupes de marines à coup d’A400M sur les confins du Donbass pour sauver le pouvoir ukrainien des griffes de son voisin surpuissant et de l’autoriser à candidater librement à L’OTAN ou tout autre association militaire libre? Les questions ne manquent pas d’intérêt comme vous le voyez.

Hannosset Étienne | 17/01/2022 12:57

@Favé. J’apprécie beaucoup votre commentaire, monsieur Favé. Si j’y réagis sur base des RÉALITÉS DE DROIT ET DE FAIT, (nous laisserons les ignorants des réalités de droit et de fait continuer à penser plutôt qu’à s’instruire et à réfléchir...) accepterez vous d’y réagir à votre tour ? Ce serait évidemment plus simple pour moi de vous renvoyer à un rapport que j’ai rédigé (avec d’autres anciens hauts gradés) à la demande de l’UE, mais je tiens à rester anonyme...

Petrau | 15/01/2022 22:56

@Xavier Tytelman. Je vous remercie pour votre message. Je partage mot pour mot votre point de vue. Bien cordialement

Hannosset | 16/01/2022 00:08

Comme ça, vous êtes au moins deux à penser que le futur n’est que la répétition du passé. Pauvre France ! Un taux de chômage record, un endettement public abyssal, une désindustrialisation qui ne cesse de s’accélérer et une incapacité radicale à appréhender la réalité...

Petrau | 17/01/2022 12:54

@fave. Votre raisonnement est d'autant plus intéressant qu'il est cohérent. Mais je crois qu'une Europe supranationale (sous une forme fédérale ou confédérale) n'a aucune chance d'émerger à une échéance Identifiable pour diverses raisons : les différences de culture et d'Histoire entre les différents pays, le refus quasi général de cet abandon suprême de souveraineté et enfin le trop grand nombre de pays à réunir. Ce qui était encore envisageable (et faisait l'objet de débats à l'époque) au temps d'une Europe à 6 ou 9/10 releve maintenant du rêve à 27 ou plus. Sauf à découper L'UE à 27 d'une Europe fédérale /confédérale d'un périmètre beaucoup plus restreint. Mais je crains que la aussi, l'échéance soit très lointaine. A moins peut être que nos amis américains se desengagent de l'Otan, ce qui est très envisageable, et obligent leurs affidés à réfléchir enfin. Bien cordialement.

Hannosset Étienne | 17/01/2022 14:18

Votre capacité de "croire" est époustouflante, cher ami ! Laissez croire les curés, cher ami ! Ils sont payés pour ça ! Renseignez vous plutôt, instruisez vous plutôt que d’écrire des âneries ! Moi, je parie sur une échéance parfaitement identifiée et CERTAINE ! Je suis certain que le 13 décembre 2007 (oui, 2007 !) les chefs d’États et de gouvernements des pays membres de l’UE signeront le traité de Lisbonne instituant l’État Fédéral européen (mais chuuuut, il ne faut pas le dire aux coquelets français...), je suis certain que le 4 février 2008, le président français demandera au Congrès français de modifier la Constitution française pour décider de la supériorité des décisions de l’UE sur les décisions de la France...), je suis certain qu’après la modification de la Constitution française aucun référendum ne sera organisé (les hommes politiques français ne sont pas fous...), je suis certain que le Traité de Lisbonne entrera en vigueur à l’échéance du 1er décembre 2009, et je suis surtout certain qu’un grand nombre de coquelets français l’ignoreront encore longtemps ! La France est un pays souverain ! Dans les grosso modo 15% des compétences que lui restent ! SURTOUT NE ME CROYEZ PAS ! Lisez seulement les grands constitutionnalistes français...

Favé | 18/01/2022 08:44

Vous soulevez un problème essentiel: allons nous trouver un mode de gouvernance permettant de parler d’une seule voix pour les Européens à travers le monde. L’enjeu est à l’instar de la diversité de nos différents pays européens et de nos traditions historiquement différentes. Partager nos secrets militaires n’est peut être pas encore d’actualité. Même si l’interoperabilité a beaucoup séduit les hautes sphères dès qu’un incident diplomatique se produit le pays concerné se retrouve seul ou presque pour defendre ses intérêts.il suffit de se rappeler l’accrochage tendu d’une frégate française par un bâtiment de surface turque en Méditerranée où l’annulation unilatérale du contrat d’armement australien. Le seul moyen d’orienter lEurope de façon autonome serait la séparation d’avec nos amis américains mais cela reviendrait a dire que nous Européens avons réussi à surmonter toutes nos difficultés etatiques et aurions atteint un niveau de compréhension d’unité jamais réalisés depuis des siècles. Alors regardons la réalité en face nos institutions ont quelques siècles de retard sur celles unifiées et cohérentes comme celles des États Unis. Les décennies à venir verront peut être l’avènement d’un seul et même budget européen d’une assemblée parlementaire cohérente à travers un système représentatif équilibré des différentes populations de continent… et la suite logique une seule défense mais voyez l’ampleur des progrès à réaliser et des divisions à surmonter. Cordialement.

Hannosset Étienne | 18/01/2022 13:10

@Fave. Sans oublier que l’Europe de la défense se renforce d’année en année. Au sein de l’Otan évidemment (avec la France !). Sur les 27 pays membres de l’UE, ça ne dérange que la France. Il n’y a aucun problème européen, il n’y a qu’un problème franco français. C’est la France qui doit régler SON problème et pas l’UE (qui n’a pas de problème...).

Petrau | 17/01/2022 13:00

@fave. Je voulais écrire "decoupler l'Europe à 27..." et non "découper....". Désolé pour ce lapsus.

Petrau | 18/01/2022 09:21

@fave. Je partage votre point de vue sur la démarche à suivre et le chemin qui reste à parcourir. Ne nous voilons pas la face, quasiment tout reste à faire. Mais il faut rester optimiste, l'impossible peut advenir à un moment inattendu. Espérons simplement qu'il ne faudra pas une "crise" destructrice comme l'Histoire en a tant connu pour que la raison l'emporte. Bien cordialement.

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