Les récents conflits démontrent l'intérêt de détenir des drones suicides tactiques de longue portée. Dès l'année prochaine, les Forces armées françaises seront elles aussi équipées de tels systèmes. Baptisé One Way Effector, il pourra frapper des cibles en profondeur du dispositif ennemi ou encore sature les défenses aériennes ennemies.
Le 30 décembre 2025, la Direction générale de l'armement (DGA) a commandé des munitions téléopérées auprès du groupement momentané d'entreprises formé par MBDA France et Aviation Design. Cette commande fait suite à une compétition rapide, la DGA précisant avoir limité les exigences au profit de l'innovation industrielle, de l'optimisation des coûts et des délais du projet. En tout, cette compétition aura duré six mois, en ce compris une phase d'essais précontractuels.
Si la DGA ne donne pas de nom du drone acquis, MBDA confirme dans un communiqué de presse qu'il s'agit bien du One Way Effector. Cependant les données annoncées par la DGA pointaient toutes en direction de ce drone développé en France :
Pour rappel, le One Way Effector avait été dévoilé pour la toute première fois au Salon du Bourget 2025 sur le stand de MBDA.
Concrètement, les exemples d'utilisation de tels drones ne manquent pas : Haut-Karabagh, invasion russe de l'Ukraine, frappes des rebelles houthis au Proche-Orient,... L'intérêt principal se retrouve dans la capacité de les produire en grand nombre, rapidement et avec un faible coût de production.
Cette acquisition s'inscrit dans une volonté plus globale pour les Forces armées françaises de détenir une panoplie de moyens de frappe dans la profondeur. Ces drones pourront donc frapper des cibles peu ou pas protégées : poste de commandement, batterie antiaérienne lourde déployée, entrepôt ou nœud logistique,...
Leur faible coût permet également de sacrifier ces drones au profit d'autres systèmes plus onéreux. Par exemple, une première vague de drones suicides tactiques longue portée pourrait être envoyée sur une cible fortement protégée. Interceptée, cette première vague épuiserait une partie des défenses antiaériennes ennemies. En contrepartie, ces mêmes défenses auront une capacité d'interception plus limitée contre une seconde vague de système plus coûteux mais emportant une charge militaire plus importante et dont les chances de réussite de la frappe auront augmenté.
En plus de détenir de tels drones, les récents conflits, et notamment en Ukraine, démontrent l'obligation de pouvoir modifier ces systèmes rapidement en fonction de l'évolution du conflit. Depuis quelques mois, différents drones suicides tactiques longue portée russes abattus en Ukraine montrent l'ajout de capacités défensives. Ces capacités étaient au départ limitées à l'intégration de systèmes antimissiles infrarouges. Cependant, depuis quelques semaines, des drones Geran ont aussi été équipés de missiles air-air R-60 (AA-8 Aphid), R-73 (AA-11 Archer) et même un Manpad Igla. L'emport de ces missiles permet à un de ces drones modifiés d'offrir une défense active contre les avions de combat et hélicoptères ukrainiens, utilisés dans la chasse contre ces drones. Toutefois, la France n'étant pas partie à un conflit de haute intensité, il faudra certainement attendre pour voir si la DGA demandera à MBDA l'intégration sur certains de ces drones d'un Manpad Mistral 3 ou d'un missile air-air MICA.
Les récents conflits démontrent l'intérêt de détenir des drones suicides tactiques de longue portée. Dès l'année prochaine, les Forces armées françaises seront elles aussi équipées de tels systèmes. Baptisé One Way Effector, il pourra frapper des cibles en profondeur du dispositif ennemi ou encore sature les défenses aériennes ennemies.
Le 30 décembre 2025, la Direction générale de l'armement (DGA) a commandé des munitions téléopérées auprès du groupement momentané d'entreprises formé par MBDA France et Aviation Design. Cette commande fait suite à une compétition rapide, la DGA précisant avoir limité les exigences au profit de l'innovation industrielle, de l'optimisation des coûts et des délais du projet. En tout, cette compétition aura duré six mois, en ce compris une phase d'essais précontractuels.
Si la DGA ne donne pas de nom du drone acquis, MBDA confirme dans un communiqué de presse qu'il s'agit bien du One Way Effector. Cependant les données annoncées par la DGA pointaient toutes en direction de ce drone développé en France :
Pour rappel, le One Way Effector avait été dévoilé pour la toute première fois au Salon du Bourget 2025 sur le stand de MBDA.
Concrètement, les exemples d'utilisation de tels drones ne manquent pas : Haut-Karabagh, invasion russe de l'Ukraine, frappes des rebelles houthis au Proche-Orient,... L'intérêt principal se retrouve dans la capacité de les produire en grand nombre, rapidement et avec un faible coût de production.
Cette acquisition s'inscrit dans une volonté plus globale pour les Forces armées françaises de détenir une panoplie de moyens de frappe dans la profondeur. Ces drones pourront donc frapper des cibles peu ou pas protégées : poste de commandement, batterie antiaérienne lourde déployée, entrepôt ou nœud logistique,...
Leur faible coût permet également de sacrifier ces drones au profit d'autres systèmes plus onéreux. Par exemple, une première vague de drones suicides tactiques longue portée pourrait être envoyée sur une cible fortement protégée. Interceptée, cette première vague épuiserait une partie des défenses antiaériennes ennemies. En contrepartie, ces mêmes défenses auront une capacité d'interception plus limitée contre une seconde vague de système plus coûteux mais emportant une charge militaire plus importante et dont les chances de réussite de la frappe auront augmenté.
En plus de détenir de tels drones, les récents conflits, et notamment en Ukraine, démontrent l'obligation de pouvoir modifier ces systèmes rapidement en fonction de l'évolution du conflit. Depuis quelques mois, différents drones suicides tactiques longue portée russes abattus en Ukraine montrent l'ajout de capacités défensives. Ces capacités étaient au départ limitées à l'intégration de systèmes antimissiles infrarouges. Cependant, depuis quelques semaines, des drones Geran ont aussi été équipés de missiles air-air R-60 (AA-8 Aphid), R-73 (AA-11 Archer) et même un Manpad Igla. L'emport de ces missiles permet à un de ces drones modifiés d'offrir une défense active contre les avions de combat et hélicoptères ukrainiens, utilisés dans la chasse contre ces drones. Toutefois, la France n'étant pas partie à un conflit de haute intensité, il faudra certainement attendre pour voir si la DGA demandera à MBDA l'intégration sur certains de ces drones d'un Manpad Mistral 3 ou d'un missile air-air MICA.
Commentaires