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Défense
Munitions: Accord entre Ukroboronprom et le Canada
Munitions: Accord entre Ukroboronprom et le Canada

| Marek Kaminsky 314 mots

Munitions: Accord entre Ukroboronprom et le Canada

Peu à peu Kiev se positionne comme la BITD "low-cost" de l'OTAN

Accord entre ukrainiens et canadiens

Selon le directeur général de Ukroboronprom Youri Goussev, l’accord concerne Ukroboronprom et sa filiale DAKhK « Artiom » d’une part, et, pour les canadiens, « GL Munitions Inc » et « Waterburry-Farrel » d’autre part. La première étape de la coopération consistera dans l’étude de faisabilité de la construction d'une usine. En 2017, le ministre ukrainien de la défense avait publiquement affirmé que « nous souhaitons que le Canada se joigne à la construction d’une usine de munitions en Ukraine. Et nous avons discuté de ce problème avec notre homologue ».

Passez-moi des munitions

L’Ukraine a perdu son usine de munitions de Lougansk en 2014, avec l’éclatement de la guerre civile dans le pays. Depuis, Kiev est contrainte de recourir aux importations, entre autres des Etats-Unis. En juillet 2019, le Premier ministre canadien Justin Trudeau avait publiquement affirmé que les « compagnies canadiennes investissent dans la production de munitions en Ukraine », sans donner plus de précisions. La Pologne « pousse » à la construction de cette usine, pour obtenir des munitions moins chères, et les autorités ukrainiennes avaient publiquement faits état d’un tel projet en avril dernier. La participation de « Artiom » sous-tend que cette entreprise -spécialisée dans les missiles comme le RS-80- supervisera le projet, pour le compte de Ukroboronprom,

Lobbying à ciel ouvert ?

Autant « Waterburry-Farrel » est une compagnie ancienne (créée en 1851) et identifiée, autant « GL Munitions Inc » à un profil plus atypique. De création très récente (21 avril 2021) elle est domiciliée dans un immeuble de bureaux à Toronto. Le profil de ses dirigeants, en revanche, est beaucoup plus sérieux. Le général Andrew Brooke Leslie a dirigé la Task Force Kaboul au sein de l’OTAN et a occupé de hauts postes dans l’armée canadienne. Le brigadier général Ernest Barton Beno a été lui numéro 2 des forces spéciales canadiennes avant de diriger la réserve militaire. Une société qui pourrait également faire du lobbying au profit des ukrainiens…

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John Stewart | 06/06/2021 02:28

Dear Sir; Thank you for the article on the relationship between GL Munitions and the Ukrainian entities mentioned in your article. I would like to correct you on the facts. Brigadier Beno was not number 2 in the Special Service Force, he was number 1. He commanded it. He also commanded a Brigade and a Canadian Forces base. He was an Honorary Colonel of at least two Reserve Regiments, but he never commanded the Reserves. No one does. They are part of the chain of command of the entire Canadian Forces. Regular and Reserve together. Finally, he was also the Colonel Commandant of the entire entity of Artillery in Canada. In essence he was the leader of the Artillery family of Regular and Reserve regiments. Please correct your story to reveal accurate facts. Thank you. Respectfully, John Stewart

John Stewart | 06/06/2021 02:28

Dear Sir; Thank you for the article on the relationship between GL Munitions and the Ukrainian entities mentioned in your article. I would like to correct you on the facts. Brigadier Beno was not number 2 in the Special Service Force, he was number 1. He commanded it. He also commanded a Brigade and a Canadian Forces base. He was an Honorary Colonel of at least two Reserve Regiments, but he never commanded the Reserves. No one does. They are part of the chain of command of the entire Canadian Forces. Regular and Reserve together. Finally, he was also the Colonel Commandant of the entire entity of Artillery in Canada. In essence he was the leader of the Artillery family of Regular and Reserve regiments. Please correct your story to reveal accurate facts. Thank you. Respectfully, John Stewart

Edmond Huet | 08/06/2021 09:32

Il n'y a pas de guerre civile en Ukraine maux ung invasion par les forces russes qui peinent à trouver des volontaires du Donbas pour servir dans les pseudos républiques, et une occupation de la Crimée par les forces d'occupation russes après un pseudo référendum qui a vu à Sébastopol 123 % de la population totale voter.. L'usine de Luhansk avait une production limitée. Par contre la majeure partie des stocks de munitions était stockée dans les provinces occupées. La Pologne pousse à la fabrication de munitions a bas prix en Ukraine, intéressant.. C'est exactement le contraire qui se produit.. Waterbury-Farrel est en grande difficulté et GL Munitions n'a strictement aucune expérience et aucune structure pour étudier, lancer et coordonner un tel projet, ce qui créé aujourd'hui une réaction en retour de la société civile et des investisseurs étrangers en rapport avec le corruption régnant dans le secteur industries de defense.

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