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Défense
L'inde tente une percée sur le marché africain
L'inde tente une percée sur le marché africain

| Baptiste Guillou 492 mots

L'inde tente une percée sur le marché africain

Malgré de nombreux retards dans sa mise au point, New Delhi pourrait trouver des clients pour son LCH, profitant des sanctions américaines contre les clients de la Russie

Loi CAATSA  

La Nigerian Air Force souhaiterait renforcer ses capacités d’appui-feu face au groupe terroriste Boko Haram, encore très présent dans le Nord du pays malgré les efforts conjoints réalisés avec le Tchad, le Cameroun et le Niger. Dès lors, le Nigerian Aviation Army Corps désirerait une augmentation de sa flotte basée à Lagos et comprenant des Mi-24P/V et Mi-35P. Pour autant, la désormais célèbre loi CAATSA promulguée par les Etats-Unis sanctionne économiquement et politiquement toute nation effectuant des achats militaires en Russie, ce qu’Abudja ne peut pas se permettre. Pour pallier à ce problème, le Nigeria se rapprocherait du constructeur Indien HAL qui met progressivement en service son LCH (Light Combat Helicopter). Ces liens marqués depuis le salon Aero India de 2019, sont renforcés par la licence d’exportation que vient de délivrer New Delhi au Nigéria. Pour autant, le contrat ne semble pas avoir été officiellement signé et la South African Denel Aviation Company propose également son Rooivalk Mk2, dont les performances en RDC ont été remarquées.

Light Combat Helicopter 

Construit par Hindustan Aeronautics Limited (HAL), le LCH se présente comme un hélicoptère d’attaque multi-rôle et biplace en tandem d'un poids de 5,8 T. Disposant de quatre points d’emports (roquettes, ATGM, AAM…), d’une tourelle avec un canon de 20 mm fournie par Nexter, d’une vitesse de 287 km/h pour une endurance de 3h30, il se prête idéalement aux opérations antiguérilla. SAAB est en charge des systèmes de guerre électronique comme le « Laser Warning Receiver » ou le "Radar Warning Receiver" quand ELBIT est en charge de l'avionique avec des instruments de bord compatibles avec les JVN, sa boule EO/IR CoMPASS, et le viseur de casque... JedEyes. Commandé à hauteur de 176 exemplaires par les forces indiennes, sa production est lancée depuis août 2017. Son coût unitaire, estimé au tiers d’un Apache américain, pourrait lui offrir de nombreux débouchés exports, notamment auprès des armées africaines, soucieuses de remplacer leurs vieux Mi-24.

Nouveau satellite en vue 

Autre secteur dans lequel la BITD indienne récolte le fruit de ses investissements, le spatial. l’ISRO (Indian Space Research Organisation) s’apprête à lancer le 28 août le GISAT-1, dont le lancement prévu le 28 mars avait dû être reporté pour un incident mineur non dévoilé. Le GISAT-1 est un satellite d’observation de la Terre, qui bénéficie d’un télescope Ritchey de 700 mm dérivé du satellite indien de cartographie Cartosat. Ses missions seront l’observation continue du sous-continent indien et la prévention des risques et des catastrophes naturelles. Il transportera une charge utile hyper et multispectrale (visible, infrarouge et thermique) d’une résolution allant de 50 m à 1,5 km. Il fournira en temps réel les images requises, et ce toutes les 5 minutes pour une photo du sous-continent et toutes les 30 minutes pour une image de résolution de 50 m. D’une durée de vie de 7 ans et d’un poids de 2268 kilos, il sera complété par le GISAT-2 dont la date de lancement n’a pas été révélée.

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Loufi | 13/07/2021 05:36

Et motorisé par Safran (moteur sûrement produit sous licence mais Safran quand même)

Loufi | 13/07/2021 05:36

Et motorisé par Safran (moteur sûrement produit sous licence mais Safran quand même)

Thomas | 13/07/2021 16:12

Bonjour Je souhaite recevoir vas newletters

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