Les Etats-Unis mènent une grande frappe aérienne contre l’Iran
Les Etats-Unis mènent une grande frappe aérienne contre l’Iran
© Majid Asgaripour/WANA via Reuters

publié le 28 février 2026 à 10:28

680 mots

Les Etats-Unis mènent une grande frappe aérienne contre l’Iran

Donald Trump a annoncé une vaste frappe américaine contre le régime iranien, conjointe avec Israël. Plusieurs villes iraniennes ont été touchées. Grosse perturbation du trafic aérien dans le Moyen-Orient après la fermeture des espaces d’Iran et d’Israël.


Une attaque planifiée depuis des mois avec les États-Unis d’après l’armée israélienne, visant certaines zones de l’Iran, toutes des objectifs militaires. Les premières détonations ont été entendues dans la matinée dans plusieurs villes à l’ouest du pays, dont la capitale Téhéran. Israël a été le premier à annoncer sa « frappe préventive » contre l’Iran. Attendue depuis plusieurs semaines, la participation des États-Unis a été annoncée dans un premier temps par Associated Press et le New York Times, avant d’être officiellement confirmée par Donald Trump, annonçant au peuple iranien : « l’heure de votre liberté est arrivée », avant de les exhorter à renverser le pouvoir une fois le bombardement passé. En retour, le régime iranien a déclaré que le président est « sain et sauf ». Donald Trump et Israël justifient leur frappe préventive pour empêcher le régime iranien de se doter de l’arme nucléaire.

Internet a été en grande partie coupé en Iran. Mais depuis plusieurs semaines, les États-Unis accélèrent les efforts pour introduire en douce Starlink, avec un mode d’emploi permettant de bypasser les mesures de brouillage par le régime iranien. D’après le Wall Street Journal, près de 6000 terminaux Starlink ont été introduits en douce en janvier.

Fermeture d’espaces aériens

Israël a annoncé en début de matinée la fermeture de son espace aérien au trafic civil et l’Iran a fait de même. De nombreux appareils dans la région ont été déroutés, notamment pour éviter de passer entre les deux pays en survolant l’Irak ou la Syrie, de peur de se retrouver sur la trajectoire de missiles. De son côté, la Jordanie a annoncé mener des exercices militaires pour « protéger le ciel du royaume ». Sur FlightRadar24, on peut voir que de nombreux appareils ont tourné en rond au-dessus du golfe Persique avant de finalement contourner en survolant l’Arabie saoudite. Une fois de plus, les frappes en Iran perturbent l’intense trafic aérien dans la région.

L’Irak a également confirmé la fermeture de son espace aérien. Air France vient d’annoncer l’annulation des vols à destination de Beyrouth et de Tel-Aviv. Lufthansa et d'autres compagnies ont également annulé de nombreux vols.

La région risque d’être fermée pendant encore quelque temps, l’Iran lançant des salves de missiles en direction d’Israël, d’après l’armée israélienne. Contre-attaque confirmée par Les Gardiens de la révolution, précisant la présence de drones. Israël a également confirmé l’activation de son Dôme de fer.

Le porte-avions Gerard Ford au large d’Israël

Ces derniers jours, de nombreux pays (dont la Chine) exhortaient leurs compatriotes à quitter l’Iran. Il faut dire que ces dernières semaines, Donald Trump et la communication américaine ont matraqué les réseaux sociaux sur le risque d’une frappe pour faire plier le régime. Les États-Unis avaient d’ailleurs annoncé l’envoi en Méditerranée de leur plus puissant porte-avions l’USS Gerard R. Ford, qui a depuis quitté l’île de Crête pour se diriger vers Israël. Sa participation demeure toutefois limitée dans la mesure où il n’est pas encore compatible avec l’usage de F-35 d’après Forbes.

Compatible avec le F-35, l’USS Abraham Lincoln est également déployé dans la région. Reuters rapporte le décollage depuis le pont de chasseurs F-35, F-18 et d’avions de reconnaissance E-2D. Reuters rapporte également le recours à des Boeing B-52.

Des avions militaires ont également été aperçus dans le ciel irakien, dont au-dessus de Bagdad. Des témoignages rapportent aussi le survol en basse altitude de missiles. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la frappe commune entre Israël et les États-Unis semble terminée.

Commentaires
28/02/2026 10:28
680 mots

Les Etats-Unis mènent une grande frappe aérienne contre l’Iran

Donald Trump a annoncé une vaste frappe américaine contre le régime iranien, conjointe avec Israël. Plusieurs villes iraniennes ont été touchées. Grosse perturbation du trafic aérien dans le Moyen-Orient après la fermeture des espaces d’Iran et d’Israël.

Les Etats-Unis mènent une grande frappe aérienne contre l’Iran
Les Etats-Unis mènent une grande frappe aérienne contre l’Iran

Une attaque planifiée depuis des mois avec les États-Unis d’après l’armée israélienne, visant certaines zones de l’Iran, toutes des objectifs militaires. Les premières détonations ont été entendues dans la matinée dans plusieurs villes à l’ouest du pays, dont la capitale Téhéran. Israël a été le premier à annoncer sa « frappe préventive » contre l’Iran. Attendue depuis plusieurs semaines, la participation des États-Unis a été annoncée dans un premier temps par Associated Press et le New York Times, avant d’être officiellement confirmée par Donald Trump, annonçant au peuple iranien : « l’heure de votre liberté est arrivée », avant de les exhorter à renverser le pouvoir une fois le bombardement passé. En retour, le régime iranien a déclaré que le président est « sain et sauf ». Donald Trump et Israël justifient leur frappe préventive pour empêcher le régime iranien de se doter de l’arme nucléaire.

Internet a été en grande partie coupé en Iran. Mais depuis plusieurs semaines, les États-Unis accélèrent les efforts pour introduire en douce Starlink, avec un mode d’emploi permettant de bypasser les mesures de brouillage par le régime iranien. D’après le Wall Street Journal, près de 6000 terminaux Starlink ont été introduits en douce en janvier.

Fermeture d’espaces aériens

Israël a annoncé en début de matinée la fermeture de son espace aérien au trafic civil et l’Iran a fait de même. De nombreux appareils dans la région ont été déroutés, notamment pour éviter de passer entre les deux pays en survolant l’Irak ou la Syrie, de peur de se retrouver sur la trajectoire de missiles. De son côté, la Jordanie a annoncé mener des exercices militaires pour « protéger le ciel du royaume ». Sur FlightRadar24, on peut voir que de nombreux appareils ont tourné en rond au-dessus du golfe Persique avant de finalement contourner en survolant l’Arabie saoudite. Une fois de plus, les frappes en Iran perturbent l’intense trafic aérien dans la région.

L’Irak a également confirmé la fermeture de son espace aérien. Air France vient d’annoncer l’annulation des vols à destination de Beyrouth et de Tel-Aviv. Lufthansa et d'autres compagnies ont également annulé de nombreux vols.

La région risque d’être fermée pendant encore quelque temps, l’Iran lançant des salves de missiles en direction d’Israël, d’après l’armée israélienne. Contre-attaque confirmée par Les Gardiens de la révolution, précisant la présence de drones. Israël a également confirmé l’activation de son Dôme de fer.

Le porte-avions Gerard Ford au large d’Israël

Ces derniers jours, de nombreux pays (dont la Chine) exhortaient leurs compatriotes à quitter l’Iran. Il faut dire que ces dernières semaines, Donald Trump et la communication américaine ont matraqué les réseaux sociaux sur le risque d’une frappe pour faire plier le régime. Les États-Unis avaient d’ailleurs annoncé l’envoi en Méditerranée de leur plus puissant porte-avions l’USS Gerard R. Ford, qui a depuis quitté l’île de Crête pour se diriger vers Israël. Sa participation demeure toutefois limitée dans la mesure où il n’est pas encore compatible avec l’usage de F-35 d’après Forbes.

Compatible avec le F-35, l’USS Abraham Lincoln est également déployé dans la région. Reuters rapporte le décollage depuis le pont de chasseurs F-35, F-18 et d’avions de reconnaissance E-2D. Reuters rapporte également le recours à des Boeing B-52.

Des avions militaires ont également été aperçus dans le ciel irakien, dont au-dessus de Bagdad. Des témoignages rapportent aussi le survol en basse altitude de missiles. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la frappe commune entre Israël et les États-Unis semble terminée.



Commentaires