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Le premier satellite de météorologie MTG à 2,5 ans de son lancement © P.-F. Mouriaux / Air & Cosmos

Le premier satellite de météorologie MTG à 2,5 ans de son lancement

Thales Alenia Space organisait le 4 juin une visite de presse dans ses locaux cannois, afin de présenter le premier des six satellites Meteosat de troisième génération, qui seront lancés à partir de 2021.

Démarrée en novembre 1977 avec le lancement de Meteosat 1, la météorologie géostationnaire européenne s’apprête à entrer dans une nouvelle ère, grâce à une troisième génération de satellites, MTG (Meteosat Third Generation), dont le premier exemplaire est actuellement en cours d’intégration dans l’usine de Thales Alenia Space à Cannes, sur la Côte d’Azur.

L’industriel franco-italien avait a déjà assuré la fourniture des 7 satellites Meteosat de première génération entre 1977 et 1997, puis celle des 4 satellites de deuxième génération (MSG) entre 2002 et 2015.

Début 2012, Thales Alenia Space s’est vu attribuer par l’Agence spatiale européenne le pilotage du consortium industriel chargé de construire 6 satellites MTG – 4 imageurs et 2 sondeurs – pour le compte de l’organisation Eumetsat, créée en 1986 à Darmstadt (en Allemagne) pour contrôler et développer les programmes de satellites météorologiques opérationnels européens.

Parmi les nombreuses innovations apportées par les satellites MTG figure la stabilisation trois axes qui, contrairement au contrôle d’attitude spinné des précédentes versions (par la rotation des satellites sur eux-mêmes), permet des observations en permanence.

 

Service continu au-delà des années 2040.

La série MTG doit prendre la relève de la série MSG à compter de 2022, afin d’assurer la continuité de la veille météorologique à haute résolution durant plus de 20 ans en continu (10,7 ans par satellite). Mais les scientifiques s’attendent également à une révolution des prévisions météorologiques, grâce notamment aux imageurs combinés flexibles, qui doubleront la cadence d’imagerie sur l’Europe, les sondeurs offrant une capacité de modélisation 3D de l’atmosphère, et les capteurs d’éclairs (développés par Leonardo), qui assureront une surveillance permanente des phénomènes et permettront d’anticiper les risques d’orage. De nombreux défis techniques ont dû être relevés, à commencer par la stabilisation des satellites.

MTG-I 1, le premier exemplaire (imageur) de la série, a achevé le 9 mai dernier sa revue critique de définition (CDR). Il doit être placé sur orbite géostationnaire fin 2021, à l’aide d’une Ariane 5 ECA, puis être suivi du satellite sondeur MTG-S 1, 18 mois plus tard.

La fabrication des satellites MTG occupe 300 équivalents temps plein chez Thales Alenia Space, et implique plus de 200 sous-traitants, répartis dans 16 pays. On parle aujourd’hui d’un contrat global de 1,8 Md€.

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