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Défense
Le groupe Rafaut acquiert la société Secapem
Le groupe Rafaut acquiert la société Secapem
© Armée de l'air

| BOQUET Justine

Le groupe Rafaut acquiert la société Secapem

Secapem a annoncé son rachat par le groupe Rafaut, qui poursuit sa croissance en capitalisant sur des opérations de croissance externe.

Entraînement au tir.

Secapem a annoncé le 13 janvier son rachat par Rafaut. Une acquisition qui comprend également la filiale Lun'Tech, basée à Montpellier. PME spécialisée dans sur les systèmes d'entraînement au tir des forces armées, l'entreprise Secapem, basée à Ozoir-la-Ferrière, compte une trentaine de salariés. L'ensemble des postes seront préservés, de quoi permettre à Rafaut d'étendre son activité et de capitaliser sur le savoir-faire de la PME.

Secapem développe ainsi des systèmes d'entraînement au tir pour les forces. Ses activités concernant les systèmes air-air, air-sol, sol-air, sol-sol et de scoring. Secapem conçoit des cibles d'entraînement, réalise des recherches en acoustique et en balistique, développe des solutions sur mesure pour les technologies sol-sol, intègre des solutions vidéo dans ses produits, ainsi que des modules radios et systèmes embarqués. Secapem réalise 62% de son chiffre d'affaires en France et les 38% restants à l'export, un bilan qui s'inscrit dans les objectifs de Rafaut. Bruno Berthet, président du groupe Rafaut, déclarait ainsi à l'AJD, en décembre dernier, vouloir positionner son ETI comme un équipier de référence à l'horizon 2025 et étendre son activité en Europe.

A noter néanmoins que l'activité de la filiale SDTS de Secapem n'est pas comprise dans ce rachat. « Elle devient, tout naturellement, un partenaire privilégié du groupe Rafaut pour accompagner la mise au point opérationnelle de nouveaux équipements de défense embarqués », souligne néanmoins Secapem. Cette filiale de la PME permet de « répondre aux besoins d'externalisation des prestations d'entraînement opérationnel des forces armées dans un contexte d'optimisation budgétaire et de rationalisation de l'exploitation des appareils de l'Etat », détaille Secapem. Reste désormais à savoir comme l'ensemble de ces activités sera articulé.


Radar.

A travers cette opération de croissance externe, le groupe Rafaut intégrera donc également les activités de Lun'Tech, spécialisé dans le réflecteur de Lüneberg. Cette « lentille sphérique à variation progressive de permittivité trouve ses applications dans la réalisation de réflecteurs radars passifs ou d'antennes », précise la filiale. La mise en œuvre de cette technologie permet l'augmentation de la surface équivalente radar (SER) et facilite la détection de cibles. Secapem complète en précisant que Lun'Tech « propose des solutions complémentaires pour l'entraînement aux tirs guidés par radar ».


Stratégie de croissance.

Bruno Berthet, président du groupe Rafaut, s'est félicité de cette opération de croissance externe : « Bénéficiant de plus de 60 ans d'un fort positionnement dans le secteur de l'aéronautique civile et de défense, l'ambition du groupe Rafaut est de devenir un équipementier aéronautique européen majeur dans les domaines civil et de défense ».

Bruno Berthet entend ainsi s'adapter aux évolutions du monde de la défense et s'adapter à l'essor des nouvelles technologies. Il y a deux ans le groupe s'est doté d'une nouvelle unité de production, afin d'entamer une transition vers une usine 4.0. Entreprise duale, Rafaut souhaite participer au développement du NGF, avion de chasse de nouvelle génération développé dans le cadre du programme SCAF. « Il existe un véritable enjeu au niveau de la mise en réseau », expliquait-il à l'AJD fin 2020. Dans le domaine militaire, Rafaut est notamment en charge de la gestion de l'interface entre les aéronefs de combat et les systèmes d'emport, une activité se traduisant par exemple par la conception de pylônes, d’éjecteurs ou encore de réservoirs pendulaires largables.

Avec l'objectif d'atteindre d'ici 2025 un chiffre d'affaires de 250 M€, l'entreprise Rafaut mise sur les projets innovants. Outre le militaire, le groupe poursuit également ses activités dans le domaine civil et s'intéresse notamment à l'hydrogène. « Nous comptons bien participer », révèle Bruno Berthet. Il complète : « Cette dualité est un véritable atout. Elle nous permet de moyenner les risques et d'être résistant face aux événements extérieurs ».

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