Nouvelles règles, harmonisation, financement de la production, partenariats avec des pays voisins,... la Commission a dévoilé un programme ambitieux en vue de soutenir la lutte anti-drone au niveau civil. Des propositions sont déjà annoncées cette année, confirmant la prise de conscience de cette menace à Bruxelles.
En 2030, le marché européen des drones aériens sera estimé à 14,5 milliards d'euros selon la Commission européenne, et pourrait même atteindre les 50 milliards dès 2033. Mais cette explosion anticipée du marché s'accompagnera d'une augmentation des incidents criminels jusqu'aux opérations hybrides inter-étatiques. La demande des Etat membres à ce sujet n'est pas récente mais s'est intensifiée suite aux récents survols de drones, commencés dès septembre 2025.
Si des installations militaires ont été survolées, il ne faut pas oublier les installations civiles, comme les aéroports, ports ou encore installations énergétiques. C'est ainsi que ce plan se concentre "principalement sur la sécurité civile intérieure [...] tout en complétant et soutenant le travail dans le domaine de la défense".
La Commission devrait lancer, dès cette année, différentes propositions :
L'organe européen devrait aussi soutenir les Etats membres dans le lancement d'une plateforme reprenant les incidents de drones aériens, l'intégration des capacités de détection, de suivi et d'identification au sein des systèmes de surveillance nationaux de surveillance des frontières. Et avec l'aide d'Etat membre volontaires, la Commission devrait lancer un programme de test de résilience des infrastructures critiques en Europe.
S'il concerne l'UE, ce plan vise aussi à des coopérations avec des pays voisins : Islande, Moldavie, Royaume-Uni, Suisse, des partenaires dans les Balkans et en Méditerranée, ainsi que l'Ukraine. Ce dernier pays devrait d'ailleurs coopérer avec l'UE dans un programme dédicacé, dénommé Drone Alliance. L'expérience ukrainienne dans l'innovation, l'accélération de la production et le développement de solution low-cost devrait surement intéresser les industriels, PME et start-up européennes. Une enveloppe de 250 millions d'euros devrait en plus améliorer à la fois la production de drones et de systèmes anti-drones en Europe.
Concrètement, l'Europe compte combler les lacunes. Si les canons antiaériens, radars, roquettes,... sont des moyens pensés pour les armées et la haute intensité, d'autres systèmes doivent pouvoir permettre de protéger des infrastructures civiles. Détruire un drone suicide en rase campagne ou au milieu d'une ville, protéger des installations civiles entourées de zone habitable,... et c'est sans compter sur l'adaptation des moyens de détection avec par exemple, comme annoncé dans le plan, l'utilisation des antennes 5G. L'Europe prends désormais acte que le drone est une menace à contrer et compte donc proposer des actions ou soutenir et coordonner les actions des Etats membres et partenaires dans ce domaine.
Nouvelles règles, harmonisation, financement de la production, partenariats avec des pays voisins,... la Commission a dévoilé un programme ambitieux en vue de soutenir la lutte anti-drone au niveau civil. Des propositions sont déjà annoncées cette année, confirmant la prise de conscience de cette menace à Bruxelles.
En 2030, le marché européen des drones aériens sera estimé à 14,5 milliards d'euros selon la Commission européenne, et pourrait même atteindre les 50 milliards dès 2033. Mais cette explosion anticipée du marché s'accompagnera d'une augmentation des incidents criminels jusqu'aux opérations hybrides inter-étatiques. La demande des Etat membres à ce sujet n'est pas récente mais s'est intensifiée suite aux récents survols de drones, commencés dès septembre 2025.
Si des installations militaires ont été survolées, il ne faut pas oublier les installations civiles, comme les aéroports, ports ou encore installations énergétiques. C'est ainsi que ce plan se concentre "principalement sur la sécurité civile intérieure [...] tout en complétant et soutenant le travail dans le domaine de la défense".
La Commission devrait lancer, dès cette année, différentes propositions :
L'organe européen devrait aussi soutenir les Etats membres dans le lancement d'une plateforme reprenant les incidents de drones aériens, l'intégration des capacités de détection, de suivi et d'identification au sein des systèmes de surveillance nationaux de surveillance des frontières. Et avec l'aide d'Etat membre volontaires, la Commission devrait lancer un programme de test de résilience des infrastructures critiques en Europe.
S'il concerne l'UE, ce plan vise aussi à des coopérations avec des pays voisins : Islande, Moldavie, Royaume-Uni, Suisse, des partenaires dans les Balkans et en Méditerranée, ainsi que l'Ukraine. Ce dernier pays devrait d'ailleurs coopérer avec l'UE dans un programme dédicacé, dénommé Drone Alliance. L'expérience ukrainienne dans l'innovation, l'accélération de la production et le développement de solution low-cost devrait surement intéresser les industriels, PME et start-up européennes. Une enveloppe de 250 millions d'euros devrait en plus améliorer à la fois la production de drones et de systèmes anti-drones en Europe.
Concrètement, l'Europe compte combler les lacunes. Si les canons antiaériens, radars, roquettes,... sont des moyens pensés pour les armées et la haute intensité, d'autres systèmes doivent pouvoir permettre de protéger des infrastructures civiles. Détruire un drone suicide en rase campagne ou au milieu d'une ville, protéger des installations civiles entourées de zone habitable,... et c'est sans compter sur l'adaptation des moyens de détection avec par exemple, comme annoncé dans le plan, l'utilisation des antennes 5G. L'Europe prends désormais acte que le drone est une menace à contrer et compte donc proposer des actions ou soutenir et coordonner les actions des Etats membres et partenaires dans ce domaine.
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