Le Conseil indien d’acquisition de la défense a approuvé jeudi la proposition d’achat de 114 avions Rafale auprès de Dassault Aviation afin de renforcer sa flotte de chasseurs.
Le 12 février, le Conseil d’acquisition de la défense a donné son feu vert à l’achat de 114 avions Rafale pour un montant de 3.25 milliards de roupies (30.2 Md€). Une très grosse commande qui était attendue pour remplacer le Mig-21 depuis la fin de sa mise en service en septembre. Les Rafale remplaceront aussi les Mig-29, Jaguar et Mirage 2000, d’après des médias locaux. L’Armée de l’air indienne ne compte aujourd’hui plus que 29 appareils, soit bien moins que les 42 attendus.
Le ministère indien de la défense a confirmé cette approbation dans le cadre d’un communiqué. Ce dernier comprend aussi des missiles pour équiper les appareils, « renforçant la capacité de l’Armée de l’air indienne à assurer la supériorité sur l’ensemble du spectre des conflits et augmentera considérablement sa capacité de dissuasion grâce à des frappes offensives à longue portée ». Si aucun système n’est cité, les missiles air-air très longue portée Meteor et air-sol de croisière SCALP-EG sont fortement attendus. Le communiqué précise aussi que la plupart des Rafale attendus seront fabriqués en Inde. Interrogé, Dassault Aviation a refusé de répondre à nos questions.
L’Elysée a salué cette annonce comme un « jalon très important », vers un contrat « historique ». La venue en Inde la semaine prochaine du Président de la République sera l’occasion de faire avancer les négociations à ce sujet en vue d’une future signature de contrat. En cas de concrétisation, la commande indienne sera la plus importante jamais enregistrée par l’avionneur français, surpassant les 80 Rafale commandés par les Emirats arabes unis. Les Forces armées indiennes deviendront ainsi le plus grand utilisateur de Rafale, en plus d’être l’unique armée à utiliser les trois variantes : Rafale B/C/M.
Le Conseil d’acquisition de la défense a également donné son feu vert à l’achat d’aéronefs à haute altitude (HAPS) faisant office de pseudo-satellites afin de renforcer les capacités de surveillance et de reconnaissance de l’Armée de l’air indienne. Les HAPS devront aussi assurer du renseignement électromagnétique et servir de relais de communication. La justification remonte à une confrontation en 2017 entre la Chine et l’Inde, faisant comprendre à l’Inde son besoin d’augmenter ses moyens de surveillances de ses frontières. Un HAPS peut opérer et surveiller une zone en continu pendant des mois (en théorie), et coûte moins cher qu’un système satellite.
La commande de HAPS pour l’armée de l’air indienne pourrait être un tournant pour le secteur des HAPS. L’Inde n’a pas détaillé qui serait fournisseur de ces systèmes mais il commence à avoir du monde au portillon, avec entre autres l’industriel émirati Space42 mais aussi les français Hemeria, Thales Alenia Space (via sa filiale Stratobus) et Airbus avec son projet de HAPS Zéphyr. Le ministère des Armées les accompagne déjà à travers sa stratégie sur le Très Haute Altitude.
Le Conseil indien d’acquisition de la défense a approuvé jeudi la proposition d’achat de 114 avions Rafale auprès de Dassault Aviation afin de renforcer sa flotte de chasseurs.
Le 12 février, le Conseil d’acquisition de la défense a donné son feu vert à l’achat de 114 avions Rafale pour un montant de 3.25 milliards de roupies (30.2 Md€). Une très grosse commande qui était attendue pour remplacer le Mig-21 depuis la fin de sa mise en service en septembre. Les Rafale remplaceront aussi les Mig-29, Jaguar et Mirage 2000, d’après des médias locaux. L’Armée de l’air indienne ne compte aujourd’hui plus que 29 appareils, soit bien moins que les 42 attendus.
Le ministère indien de la défense a confirmé cette approbation dans le cadre d’un communiqué. Ce dernier comprend aussi des missiles pour équiper les appareils, « renforçant la capacité de l’Armée de l’air indienne à assurer la supériorité sur l’ensemble du spectre des conflits et augmentera considérablement sa capacité de dissuasion grâce à des frappes offensives à longue portée ». Si aucun système n’est cité, les missiles air-air très longue portée Meteor et air-sol de croisière SCALP-EG sont fortement attendus. Le communiqué précise aussi que la plupart des Rafale attendus seront fabriqués en Inde. Interrogé, Dassault Aviation a refusé de répondre à nos questions.
L’Elysée a salué cette annonce comme un « jalon très important », vers un contrat « historique ». La venue en Inde la semaine prochaine du Président de la République sera l’occasion de faire avancer les négociations à ce sujet en vue d’une future signature de contrat. En cas de concrétisation, la commande indienne sera la plus importante jamais enregistrée par l’avionneur français, surpassant les 80 Rafale commandés par les Emirats arabes unis. Les Forces armées indiennes deviendront ainsi le plus grand utilisateur de Rafale, en plus d’être l’unique armée à utiliser les trois variantes : Rafale B/C/M.
Le Conseil d’acquisition de la défense a également donné son feu vert à l’achat d’aéronefs à haute altitude (HAPS) faisant office de pseudo-satellites afin de renforcer les capacités de surveillance et de reconnaissance de l’Armée de l’air indienne. Les HAPS devront aussi assurer du renseignement électromagnétique et servir de relais de communication. La justification remonte à une confrontation en 2017 entre la Chine et l’Inde, faisant comprendre à l’Inde son besoin d’augmenter ses moyens de surveillances de ses frontières. Un HAPS peut opérer et surveiller une zone en continu pendant des mois (en théorie), et coûte moins cher qu’un système satellite.
La commande de HAPS pour l’armée de l’air indienne pourrait être un tournant pour le secteur des HAPS. L’Inde n’a pas détaillé qui serait fournisseur de ces systèmes mais il commence à avoir du monde au portillon, avec entre autres l’industriel émirati Space42 mais aussi les français Hemeria, Thales Alenia Space (via sa filiale Stratobus) et Airbus avec son projet de HAPS Zéphyr. Le ministère des Armées les accompagne déjà à travers sa stratégie sur le Très Haute Altitude.
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