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Défense
Drone espion et SNLE chinois
Drone espion et SNLE chinois

| Bastien Carris

Drone espion et SNLE chinois

L’Asie du Sud-Est serait le théâtre d'une véritable guerre d’espionnage maritime entre la Chine et les Etats-Unis. Si l’origine américaine de ce drone est confirmée, sa technologie pourrait fortement intéresser les scientifiques chinois.

Espionnage réciproque 

La Chine pourrait frapper un grand coup diplomatique contre les Etats-Unis suite aux accusations contre Huawei et DJI. En effet, des pêcheurs chinois auraient récemment péché un drone de renseignement naval américain. Identifié comme le Wave Rider de la société Liquid Robotics, il serait en service dans les marines américaines et anglaises. Une annonce qui fait suite à la découverte récente dans les eaux indonésiennes de trois drones sous-marins d’origine chinoise.

Pêcheurs et contre-espionnage

Dans le rapport officiel, on apprend que cette embarcation aurait été récupérée en Mer Jaune, près de Yancheng, le 16 avril. Les experts mandatés pour son identification déclarent qu’il s’agit d’un « dispositif de reconnaissance secrètement placé par un pays étranger dans les eaux chinoises ».  Selon les militaires, les Etats-Unis auraient déployé un grand nombre de ces drones ISR dans la ZEE chinoise. Mais pourtant cette découverte n'est pas inédite puisque depuis 2016, le gouvernement chinois a récompensé 91 pêcheurs qui ont remonté dans leurs filets des systèmes analogues.

Wave Glider 

Liquid Robotics est une compagnie spécialisée dans les drones navals. Entreprise à fort potentiel, elle appartient désormais à Boeing. Son produit phare, le Wave Glider, offre de nouvelles capacités pour les actions militaires. Ce système se compose de deux parties. La première d'une longueur de 3,05 mètres est située à la surface et dispose de panneaux solaires, lui assurant une autonomie en mer d’une année entière. Cette partie flottante est également dotée d'un SATCOM, de systèmes d’évitement d'obstacles et de navigation. Le seconde partie elle, est immergée sous la première à une profondeur de 8 mètres. Reliée par un câble, elle se compose d’une « torpille » de 2,2 mètres qui assure la propulsion et la collecte de données acoustiques au moyen d'un sonar. Très difficilement détectable, résistant aux intempéries, ce système est un véritable casse-tête pour les marines chargées de le détecter. Dans le détail, le Wave Glider disposerait de capacités de détection des plateformes sous-marines et de surface, de relais de communication, de surveillance et de reconnaissance (cartographie, couches de salinité et de température…). Plus-value intéressante pour les forces armées américaines, sa possibilité de s’introduire et de rester sur zone afin de recueillir d’importants éléments en Mer Jaune, la base avancée des sous-marins nucléaires chinois.


 

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Brandon | 29/04/2021 13:24

Si les amerlocs font ça, pourquoi pas en Europe. Mais vu le laxisme de nos armées...et nos politiques......

patrico | 29/04/2021 13:39

Nos Armées ne sont pas laxistes! Mais aux bons vouloirs des dirigeants qui ne souhaiten que des partenarizts, coopérations, synergies etc... comme pour le SCAF et l Eurodrone voilà pour moi ou est le retard d'équipements xtrnovateurs de nos chers Militaires qui bien sûr doivent le voir.

Lima Whiskey | 29/04/2021 14:25

Dur de savoir si le Wave Rider a été repéché en ZEE chinoise. En effet, il faut savoir que le gouvernement chinois a placé une grosse prime pour la repèche de drones. Du coup, et comme le dit H.I. Sutton (Covert Shores), il aussi tout à fait possible que certains drones repéchés soient des drones ELINT (qui comme leurs homologues aériens) sillonnent la limite des eaux territoriales pour "renifler" en toute impunité.

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