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Défense
Coronavirus : La Jeanne d'Arc est aussi engagée
Coronavirus : La Jeanne d'Arc est aussi engagée
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| Jean-Marc Tanguy

Coronavirus : La Jeanne d'Arc est aussi engagée

Depuis la mise en place de l'Opération Résilience face à la pandémie de coronavirus ou covid-19, le groupe-école Jeanne d'Arc a désormais changé de mission pour assister les opérations dans le sud de l'Océan Indien.

Porte-hélicoptères Mistral

Chaque année, les jeunes officiers de la Marine nationale terminent leur cursus à l’Ecole Navale par le groupe-école Jeanne d’Arc et cette année cela se passe à bord du porte-hélicoptères Mistral et de la frégate légère furtive Guépratte. Depuis la décision prise le 25 mars par le président Emmanuel Macron de lancer l'Opération Résilience, le groupe-école a changé de mission et assiste les opérations dans le sud de l’océan Indien. Initialement, il devait aller jusqu’en Nouvelle-Calédonie, participer à un exercice international associant notamment l’Australie et les Etats-Unis. A la place, le Mistral a déjà débarqué à Mayotte 67 militaires de la 9e brigade d’infanterie de marine et leurs 30 véhicules, assuré une patrouille dans le canal du Mozambique, avant de rallier, vendredi, l’île de La Réunion.
 

En soutien de Mayotte

Le Mistral repart pour Mayotte ce lundi 13 avril. Il y arrivera le 16 avec 200 tonnes de fret, dont 115 tonnes d’eau portable, du gel hydro-alcoolique, 19 tonnes de denrées alimentaires et un précieux oxygène. Le Mistral porte un NH90 de la marine italienne en version transport de commandos, avec un détachement de 14 marins Italiens, ainsi que deux Gazelle de l’armée de terre et une vaillante Alouette III. A ce stade, il n’a pas été prévu de transporter un des hélicoptères de la Réunion, Ecureuil ou H145 de la gendarmerie. Cette dernière dispose d’un unique Ecureuil sur Mayotte, le seul hélicoptère d’État de l’île.
 

Vigilance

Il n’y a aucun cas de covid-19 à bord du Guépratte et du Mistral. Le capitaine de vaisseau Vincent Sébastien a donné des ordres très scrupuleux pour conserver l’intégrité sanitaire des deux navires. Tout ce qui rentre à bord en fret est donc scruté. Un extérieur devrait passer une quatorzaine avant d’embarquer. Sur le Mistral, les 400 marins et quelques terriens observent les gestes barrière, les réunions sont réduites au maximum. Pour les 138 élèves-officiers, un cas pratique d’opérations avec, dans tous les cas, les prises de compétences comme chef de quart, dans les passerelles du Mistral et du Guépratte. Cet été, à leur retour en métropole, ils rejoindront leurs affectations. D’ici là, ils restent prêts à tout, dans une zone sud de l’océan Indien qui ne manque pas d’occasions de se rendre utile à l’état-major des armées.

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