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Avion décarboné
Avion à hydrogène : Airbus et Singapour ont des projets
Avion à hydrogène : Airbus et Singapour ont des projets
© Changi Airport

| La rédaction 349 mots

Avion à hydrogène : Airbus et Singapour ont des projets

Airbus et les autorités singapouriennes de l'aviation civile lancent une étude conjointe sur la création d'un centre de distribution d'hydrogène sur l'aéroport de Changi.

Avion à hydrogène : Singapour veut aussi en être 

Toujours férue de nouvelles technologies, relire les initiatives en matière de drones et de taxis aériens urbains, l'Ile-Etat s'intéresse aussi aux projets d'avion commerciaux à hydrogène sur lesquels travaille Airbus. Signe concret de cet intérêt : les autorités singapouriennes de l'aviation civile et le constructeur ont lancé une étude conjointe sur la création d'un centre de distribution d'hydrogène sur l'aéroport de Changi. Débutant en 2022 et courant sur deux ans, cette étude s'attaquera aux différentes problématiques liées à l'hydrogène : production, le stockage et la distribution d'hydrogène, les services au sol pour les avions, les équipements logistiques et les systèmes de ravitaillement.

Déjà les carburants aviation durables

Cette étude menée avec Airbus sur l'avion à hydrogène n'est pas la seule action menée par les autorités singapouriennes de l'aviation civile. Un travail est aussi mené avec Singapore Airlines sur l'utilisation de carburants aviation durables (CAD) ou SAF en anglais. « La reprise après la pandémie de Covid-19 ne sera pas un retour au statu quo, mais une occasion de reconstruire une aviation plus durable », estime Han Kok Juan,  directeur général de la CAAS et pour qui il s'agit d'anticiper et de développer des moyens concrets pour atteindre l'objectif de rendre le transport aérien plus écologique.

Lyon aussi en aéroport pilote

C'est dans le cadre d'un partenariat avec Vinci Airports et Air Liquide que Airbus va transformer l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry en plateforme pilote avec dès 2023 le déploiement d’une station de distribution d’hydrogène gazeux permettant d’alimenter à la fois les véhicules terrestres (bus de piste, camions, engins de manutention…) de l’aéroport et ceux de ses partenaires, mais également les poids lourds qui circulent aux abords. Cette première étape est indispensable pour tester les installations et la dynamique de l’aéroport en tant que “hub hydrogène” de sa zone d’influence. Entre 2023 et 2030 est programmé le déploiement des infrastructures d’hydrogène liquide qui permettront le chargement d’hydrogène dans les réservoirs des futurs aéronefs. Enfin, au-delà de 2030 : déploiement de l’infrastructure hydrogène allant de la production à la distribution massive d’hydrogène liquide dans l’aéroport.

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L aura | 24/11/2021 22:46

Pour Lyon il me semble qu'il vont perdre cette concession. De grosses bêtises notamment autour des ressources humaines sont constatées mais pas que. D'où ce programme "catastrophe" autour de l'hydrogène sur plusieurs années et spécifiquement sur Lyon. En haut lieu, il est question même de mettre une forte amende en plus dune reprise de la concession sans indemnité bien entendu, le remboursement intégral du chômage partiel et enfin la trésorerie également intégralement à restituer et donc identique à fin 2016. Cette nationalisation permettra d'avoir moins de com. et sans le moindre doute plus de choses réelles et portant l'intérêt public en première ligne.

LOTFI - TUNISIE | 28/11/2021 23:27

Pour Lyon - outre l'aspect technique - c'est surtout l'aspect sécurité qui me préoccupe ! Pour la sécurité, il en va tout autrement. Avec un point d'ébulition à pression athmosphérique normale de -254°C, le di-hydrogène est extrêmement volatile. Ayant en plus, une limite minimale d'explosivité relativement basse, il s'avère alors particulièrement dangereux. IL est impératif que de telle infrastructures, destinées à alimenter les futurs aéronefs, soient disposés à grande distance des centres urbains de n'importe quelle nature (résidentiels, bureautiques, manufacturiers, etc ...) Attention sur ce point, concernant l'aéroport de Lyon !

LOTFI - TUNISIE | 28/11/2021 23:17

L'hydrogène ... parlons-en ... Cela est vrai que ce dernier comporte beaucoup d'avantages : Ayant un pouvoir calorifique très élevé - et donc un très bon rendement - le di-hydrogène est aussi excellent pour l'écologie. Ne produisant aucun imbrûlé de carburant fossile, il est aussi exempt de toxicité et de produits de combustion cancérigènes, tel qu'il en est le cas pour les divers additifs du kérosène, relatifs à ses conditions d'utilisation, qui lui sont ajoutés, comme pour abaisser son point de congélation afin qu'il reste suffisament fluide aux températures régnant aux hautes altitudes, pour être pompé et alimenter ainsi, les turboréacteurs. Et d'autres additifs encore, sont ajoutés, comme celui pour élever le point éclair d'auto inflamation, rendant ainsi plus sûr son embarquement en réservoirs, à bord d'aéronefs. Donc, sur les plans Energétique, Hygiène et Environnement, l'le di-hydrogène est tout simplement extra, excepté pour le monoxyde et dioxyde d'azote, qui eux, seront tout de même produits en passant dans les chambres de combustion des cores, des turboréacteurs. Cependant, pour la sécurité, il en va tout autrement. Avec un point d'ébulition à pression athmosphérique normale de -254°C, le di-hydrogène est extrêmement volatile. Ayant en plus, une limite minimale d'explosivité relativement basse, il s'avère alors particulièrement dangereux, et maîtriser cet aspect de sécurité - bien que pouvant sembler à portée de main - est loin d'être évident, surtout si ce dernier est appellé à remplacer le carburant utilisé par ce moyen de transport aérien, servant à transporter 3 millierds d'individus par année (2019) ...

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