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Défense
Armées : comment Airbus redonne des couleurs à la dispo hélicoptères
Armées : comment Airbus redonne des couleurs à la dispo hélicoptères
© Jean-Marc Tanguy

| Jean-Marc Tanguy 431 mots

Armées : comment Airbus redonne des couleurs à la dispo hélicoptères

La verticalisation du MCO mise en place par la ministre des Armées et un outil dédié, le "Military Support Center France" qui veille sur 450 hélicoptères, permettent de gagner de précieux points.

Airbus Helicopters : contrat FOS NH90

Airbus Helicopters dévoile avoir engagé un plan pour réduire le coût de possession du Caïman. Une démarche encore en cours, qui se superpose au soutien courant de l’appareil, et qui fait l’objet d’un contrat dit « FOS NH90 » (pour French Operational Support) de cinq ans jusqu’en mai 2022 (avec encore deux périodes optionnelles de cinq ans) pour assurer la soutien de la flotte française, soit 57 Caïman et et bientôt 27 Caïman Marine, puisque la série française s’interrompt cette année avec la version navale. Les visites sont majoritairement réalisées par l’Atelier industriel de l’aéronautique de Cuers, mais Airbus possède aussi la capacité de quatre plots. 

Visites portées à 900 heures

Les visites périodiques sont réalisées désormais toutes les 900 heures, au lieu du pas de 600 heures précédents, permettant ainsi, progressivement, de regagner en disponibilité. Un chantier Caïman dure « entre 9 et 11 mois », un peu plus pour un Caïman Marine, occupant une demi-douzaine de personnels par plot. La 9e BSMAT de l’Armée de Terre conserve aussi une capacité à réaliser des visites intermédiaires de 300 heures, et l'une d'entre elles s’est déroulée à Gao il y a quelques temps. La flotte Cougar (24 exemplaires), Caracal (18) et H225 (2) des armées fait l’objet d’un contrat Chélem, de 2019 à 2031. Il prévoit notamment la maintenance en ligne de cinq Cougar (au bénéfice direct du 5e RHC et du 4e RHFS) chez Héli-Union à Pau. Les grandes visites Cougar durent, quant à elles, environ 15 mois, et mobilisent entre 8 et 10 personnels à Marignane.

Une dispo passée à 42 % sur trois parcs

Ces trois parcs connaissaient une disponibilité réduite en 2017, à 25 %, passée à 42 % et « la tendance fait plus que se confirmer en 2021 » affirme-t-on chez Airbus Helicopters. Même tendance pour la flotte Tigre, verticalisée en 2019 (avec également des chantiers partagés entre Airbus et le SIAé, cette fois à Clermont-Ferrand) dans le cadre du contrat GSC (global support contract), mais n’entre en phase de maturité qu’en juillet 2021, et concerne 67 appareils. Le taux était de 25 % en 2017, 31 % en 2020, et « progresse encore en 2021 » révèle notre interlocuteur.
Ce réseau fonctionne aussi par le maillage humain mis en place avec le "Military Support Center France" (MSCF) dont un quart des effectifs (soit une centaine d’isolés) œuvre directement au plus près du client français sur 11 sites de métropole, notamment dans des guichets de pièces de rechange. D’ici 2025, le soutien de proximité devrait passer à 150-200 personnels puis 400 d’ici 2030. Dont 140 rien que pour le soutien du HIL.

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Fondeur 93 | 22/06/2021 20:53

Allez y carrément et supprimer France et mettez French tant qu'à faire !

Loïc | 22/06/2021 21:48

En effet, CENTRE DE SUPPORT MILITAIRE c'est beaucoup trop Français!Mais l'externalisation des fonctions supports à des entreprises privées mettra l'armée à genoux en cas de conflit sur notre sol. Les besoins militaires en

ares 56 | 23/06/2021 10:20

trop peu d hélicopteres pour nos armées

Mobius | 23/06/2021 21:31

15 mois et 8-10 personnels pour une grande visite de cougar, presque 2 ans pour un retrofit HAP-HAD sur Tigre... ça ne choque personne ces délais? Les opérations programmées pèsent lourdement sur la dispo globale : Aucun moyen de gagner là-dessus?

CHARLES FALCON | 27/06/2021 00:46

C'est vrai que ces délais interpellent pour un cadre du privé et appellent des explications. Certainement qu'une gestion prévisionnelle dynamique, avec un achat anticipé des pièces d'usure formant un volant d'intervention opérationnel, assez logique s'agissant d'une flotte de 100 appareils, pourrait améliorer les choses. Mais sans doute que la logique budgétaire n'est pas tout à fait en phase avec l'opérationnel ...

Jean François | 25/06/2021 13:28

C’est hallucinant ! Cela doit supposer des déposes de pièces / équipements, envois en remise en état, retour et remontage; Avec des phénomènes de files d’attente dans chaque atelier; ne peut passer à de l’echange standard avec des équipements disponibles neufs ou révisés ?

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