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Industrie
Airbus se prend logiquement l'effet covid-19
Airbus se prend logiquement l'effet covid-19
© Pilatus

| La rédaction

Airbus se prend logiquement l'effet covid-19

Le groupe européen Airbus a vu son chiffre d'affaires chuter de 39 % au premier semestre 2020 et de 48 % pour la seule activité avions commerciaux. L'effet logique de la pandémie de covid-19.

- 48 % pour les avions commerciaux

La violence du séisme qui secoue la filière aéronautique civile se lit une nouvelle fois dans les résultats d'Airbus pour le premier semestre 2020. Le chiffre d'affaires global chute de 39 % par rapport au premier semestre 2019 pour s'établir sous les 19 Md€ (près de 31 Md€), un an plus tôt, entraîné par l'effondrement de 48 % du chiffre d'affaires de la division avions commerciaux qui n'est plus que de 12,5 Md€ contre 24 Md€ au premier semestre 2019. Les conséquences logiques de la crise du transport aérien mondial créée par la pandémie de coronavirus ou covid-19. Avec une telle chute de l'activité, le résultat d'exploitation ne pouvait que passer dans le rouge malgré les mesures d'adaptation prises par le groupe dès le premier trimestre mais dont les effets se feront sentir sur le second semestre 2020.

1,56 Md€ de perte d'exploitation pour le groupe

L'Ebit ajusté consolidé qui exclut les charges ou bénéfices significatifs induits par les variations des provisions pour les programmes, les restructurations, les effets de change ou encore les plus-values/pertes issues des cessions et acquisitions d’activités - se traduit par une perte de 945 M€ contre un bénéfice de 2,53 Md€ au premier semestre 2019. S'ajoutent une charge de 900 M€ liée à la pandémie de covid-19 et des ajustements à hauteur de 614 M€ (dont 332 M€ induits par le coût du programme A380) qui alourdissent la perte l'Ebit (reporté) consolidé à 1,56 Md€.

Du mieux sur les moyen-courriers en 2022

Le contexte de marché actuel a conduit à légèrement diminuer la cadence de production de l’A350, qui passe maintenant de 6 à 5 appareils par mois. Par contre, s’agissant de l’A220, la chaîne d’assemblage final de Mirabel, au Canada, devrait progressivement retrouver des niveaux pré-COVID de 4 appareils par mois, tandis que la nouvelle chaîne de Mobile, aux États-Unis, est entrée en service comme prévu au mois de mai. Le président d'Airbus, Guillaume Faury, ne veut pas se montrer "trop pessimiste ou trop optimiste" mais n'exclut pas du mieux sur le segment des moyen-courriers avec "une possible remontée des cadences à partir de 2022".

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