Depuis le début de l'année, le ministère des Armées a envoyé à l'industrie des appels d'offres pour pas moins de trois nouveaux programmes de drones. Le portrait-robot du dernier en date est un mini-Patroller low-cost.
Il doit voler « au moins 14 heures », et être livré rapidement. Le ministère des Armées demande que son nouveau drone tactique, acquis dans le processus d’Acquisition d'une capacité initiale de drone d'appui dans la profondeur (Adapt), soit disponible dans les trois mois qui suivront le premier contrat. Cela concerne non pas un, mais la totalité des cinq systèmes de deux drones chacun. Quand on connaît les cycles de fabrication des drones, on peut s'étonner de tels délais. Sauf évidemment, à ce que le vainqueur ait anticipé sa victoire, ou la connaisse par avance.
Les industriels sont priés d'avoir des idées rapidement, puisque le rendu de la copie en réponse à l'appel d'offres, diffusé ce 15 avril, doit intervenir dès le 15 mai. Ce qui ne laisse qu’un seul un mois pour répondre. Les industriels se plaignaient déjà du manque de commandes de la Direction générale de l’armement (DGA), ils pourront désormais aussi évoquer des délais étonnants et un manque de préavis.
Le budget pour les cinq systèmes est fixé à 150 millions d'euros, avec la formation et du maintien en conditions opérationnelles (MCO). Pour ce qui est des données publiques, peu de performances sont livrées, mais le drone doit être sans surprise multicapteurs. Ce qui est désormais une norme. Il alignera une boule optronique multispectrale (avec un module infrarouge refroidi et une fonction télémétrie laser), ainsi qu’un radar SAR/MTI (capable de suivre un véhicule à « au moins 20 km »), qui pourra au besoin être remplacé par une charge de guerre électronique (brouillage ou écoute électronique par exemple).
Le futur drone tactique doit aussi pouvoir décoller et atterrir sur une « piste sommaire » de moins de 400 m. A moins qu'une offre ne permette (aussi) aussi un décollage et un atterrissage vertical, comme le Flexrotor d'Airbus Helicopters (d'origine américaine) mais avec une charge utile moins performante que celle évoquée.
Cette contrainte pourrait expliquer pourquoi Survey Copter a décidé de développer une version à roues de son Capa-X, comme le révélait un proche du sujet il y a quelques jours lors de notre reportage sur site. Plusieurs autres drones peuvent concourir dans les vecteurs sur étagère, mais pas forcément avec l'endurance visée, ou avec une pleine capacité multicapteurs avérée. On sera, de toute façon, assez vite fixé...
Depuis le début de l'année, le ministère des Armées a envoyé à l'industrie des appels d'offres pour pas moins de trois nouveaux programmes de drones. Le portrait-robot du dernier en date est un mini-Patroller low-cost.
Il doit voler « au moins 14 heures », et être livré rapidement. Le ministère des Armées demande que son nouveau drone tactique, acquis dans le processus d’Acquisition d'une capacité initiale de drone d'appui dans la profondeur (Adapt), soit disponible dans les trois mois qui suivront le premier contrat. Cela concerne non pas un, mais la totalité des cinq systèmes de deux drones chacun. Quand on connaît les cycles de fabrication des drones, on peut s'étonner de tels délais. Sauf évidemment, à ce que le vainqueur ait anticipé sa victoire, ou la connaisse par avance.
Les industriels sont priés d'avoir des idées rapidement, puisque le rendu de la copie en réponse à l'appel d'offres, diffusé ce 15 avril, doit intervenir dès le 15 mai. Ce qui ne laisse qu’un seul un mois pour répondre. Les industriels se plaignaient déjà du manque de commandes de la Direction générale de l’armement (DGA), ils pourront désormais aussi évoquer des délais étonnants et un manque de préavis.
Le budget pour les cinq systèmes est fixé à 150 millions d'euros, avec la formation et du maintien en conditions opérationnelles (MCO). Pour ce qui est des données publiques, peu de performances sont livrées, mais le drone doit être sans surprise multicapteurs. Ce qui est désormais une norme. Il alignera une boule optronique multispectrale (avec un module infrarouge refroidi et une fonction télémétrie laser), ainsi qu’un radar SAR/MTI (capable de suivre un véhicule à « au moins 20 km »), qui pourra au besoin être remplacé par une charge de guerre électronique (brouillage ou écoute électronique par exemple).
Le futur drone tactique doit aussi pouvoir décoller et atterrir sur une « piste sommaire » de moins de 400 m. A moins qu'une offre ne permette (aussi) aussi un décollage et un atterrissage vertical, comme le Flexrotor d'Airbus Helicopters (d'origine américaine) mais avec une charge utile moins performante que celle évoquée.
Cette contrainte pourrait expliquer pourquoi Survey Copter a décidé de développer une version à roues de son Capa-X, comme le révélait un proche du sujet il y a quelques jours lors de notre reportage sur site. Plusieurs autres drones peuvent concourir dans les vecteurs sur étagère, mais pas forcément avec l'endurance visée, ou avec une pleine capacité multicapteurs avérée. On sera, de toute façon, assez vite fixé...
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